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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 08:00

03 - Fervaques

 

Fervaques 2010 - photo jph

 

C'est au nord du village de Fonsomme, vers les sources vives et bouillonnantes (FERVENTES AQUAE) qu'il existait encore au XVIIème siècle une abbaye de femmes sous la dénomination de FERVAQUES dont l'origine remonte à 1089.

 

C'est en 1140 que REINIER, Sire de Fonsomme et Sénéchal du Vermandois, fit édifier, après l'avis de Saint Bernard (1090-1153), une abbaye sistercienne composée de 12 religieuses.

 

L'abbaye reçut de nombreuses faveurs des communes environnantes.

 

Ce fut ERMANGARDE DE FONSOMME, fille du fondateur de Fervaques, élevée à l'abbaye de Montreuil en Thiérache, qui devint la première abbesse de Fervaques.

 

fervaques.jpg

 

D'après l'ouvrage "Itinéraire pittoresque dans l'ancienne France" Tome II - 1836

 

Cette abbaye fut une proie tentante pour les armées en campagne ; les religieuses durent fuir plusieurs fois au cours des XIV, XV et XVIèmes siècles  et elle dut être reconstruite à trois reprises.

 

Des hommes célèbres y séjournèrent :

  • Edouard III, roi d'Angleterre 1338
  • Charles le Téméraire 1472
  • Philippe II, roi d'Espagne 1557

Après les désastres de 1635 et un exil de 13 ans à Paris, les religieuses, convaincues de l'impossibilité de revenir habiter Fervaques, s'installèrent à Saint-Quentin, à l'emplacement de l'actuel Palais de Fervaques.

 

Sur l'ancien pavillon de l'abbesse, qui avait été reconstruit en 1765, figure une insciption en souvenir de Louise Françoise de Ligny, abbesse en 1755, qui décéda le 31 mai 1765 à Paris, après trois jours de maladie.

 

Voir également le site officiel de la commune de Fonsomme

 

fervaquesplan1993001.jpg

 

Le site des sources de la Somme - 1993

Dessin André Triou de la Société académique de Saint-Quentin

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29 juillet 2012 7 29 /07 /juillet /2012 08:00

Saint-Pierre tenant les clés du paradis

 

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100 ans séparent les deux vitraux , l'un dans le choeur, l'autre au-dessus du portail.

 

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Les rayons de gloire

 

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Des éléments de charpente plus que bicentenaires avec de charmantes sculptures.

 

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A suivre...

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28 juillet 2012 6 28 /07 /juillet /2012 08:00

L'alerte météo n'a pas découragé la quarantaine de visiteurs venus découvrir Fonsomme.

 

Jean-Pierre Semblat, le conteur picard, Annette Poulet, la guide de l'office de tourisme, Claude Ducornet, le maire, Claudine Dupont et Bernard Carpentier, maires-adjoints nous ont guidés de la mairie aux sources en passant par l'église Saint-Pierre.

 

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Un visage, une voix qu'on n'oublie pas.

Jean-Pierre Semblat qui, à l'occasion, ne parle pas picard.

 

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Première halte dans l'église.

 

Des délicieuses sculptures anciennes au vitrail moderne de l'oeil-de-boeuf, différentes époques se marient avec bonheur.

 

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Les chevaux veillent sur les visiteurs

et viennent les saluer.

 

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Aux sources, on devise, on joue picard, à l'ombre des arbres (à l'abri, plutôt) ou des parapluies.

 

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Puis viendra le temps du retour vers le centre du village et la mairie

 

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et la grimpette pour monter vers l'église

 

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La pluie nous a accompagnés

 

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mais on ne pressait pas le pas pour autant.

 

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A suivre....

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26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 08:00

Les résultats des analyses effectuées sur les deux échantillons prélevés le 11 juillet 2012 ont conclu :

 

Eau de qualité conforme aux exigences de qualité définies par le Code de la santé publique pour les paramètres analysés.

 

L'eau est consommable.

 

Vous pouvez trouver les résultats complets sur les panneaux d'affichage municipal et sur le blog ici et .

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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 08:00

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24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 08:00

Tout à coup, vers 9 heures ½, comme nous étions rassemblés à la maison, en attendant le prêtre, nous entendîmes des avions dont le vrombissement se rapprochait de plus en plus et qui furent bientôt au-dessus de nous ; de suite les batteries contre avions d'ouvrir le feu, cependant que les bombes commençaient à dégringoler. Abandonnant le cercueil, nous nous mîmes derrière la maison, dans le jardin (abri moral), ayant bien en vue tout ce tableau infernal, sans pouvoir changer rien  à notre situation. Un bombe ayant tombé dans la cour de la gare, c'est une pluie de cailloux qui s'abattit sur la maison qui hocha d'une façon terrible. Il y eut un soldat et deux chevaux tués ; les petits civils qui étaient à côté furent épargnés. Puis ce furent des bombes sur les dépôts de matériel qui sautaient à perte de vue, et toutes ces chutes, seulement de 50 à 200 mètres de nous.

 

Ah ! mes amis, quels instants ! Étions-nous bien au front ? Et nous ne saurions dire lequel de nous était le plus brave !... Après au moins un quart d'heure de ce tintamarre (ce qui nous parut long),  le calme revint ; nous attendions l'abbé Véron, lequel, à ce qu'il paraît, s'était couché dans le cimetière, entre deux caveaux. Enfin, il arriva à la maison ; mais il ne put que donner la bénédiction : impossible de prononcer une parole. Nous nous mettons donc en marche vers le cimetière. (Le cimetière se situait alors à l'emplacement de l'église actuelle).

 

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Le cimetière pendant la 1ère guerre mondiale


En descendant la rue de la Gare, deux officiers qui devisaient, près des Quatre Chemins, nous regardèrent passer en rigolant, et pourtant, derrière nous, deux soldats rapportaient, étalé sur deux fusils et caché avec une capote, leur camarade tué en gare.

 

 

Comme piétons et conducteurs se sauvaient pendant l'attaque, il nous fut donner également de voir un équipage léger traîné par deux chevaux qui s'emballèrent au milieu ces explosions ; le soldat qui montait l'un d'eux fit une chute, mais ne vida les étriers que d'un pied, ce qui fit qu'il resta suspendu, sa tête traînant sur le pavé ; à chaque bond, un morceau restait sur la route, et, chevaux, voiture et homme sans tête, vinrent échouer, on ne sait comment, dans une cour de l'habitation de M. Bobeuf, l'adjoint actuel.(La parution de cet article de presse date donc de la période 1929-1940)

 

 

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La tombe de la famille Lesage-Dubois

 

Vous pouviez rire, MM. les Allemands !

 

Quand, après cette alerte et la cérémonie terminée, nous regagnâmes Fonsomme, tous assez peinés, une partie des habitants nous attendait à l'entrée du village, car ils croyaient bien ne pas nous revoir tous.

 

C'est égal, pauvre M. Lesage ! Un homme aussi bon, serviable et considéré de tous. Votre fin tragique reste gravée dans notre mémoire, et nous répétons : Que maudite doit la guerre !...

 

M. Verzinet apporte la précision suivanteM. et Mme Égret ont soigné Mme Lesage jusqu'à sa mort ; elle leur a fait don de sa propriété, habitée actuellement par M. et Mme Michel Guilmain.

 

maisonlesage

 

L'ancienne maison LESAGE

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23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 08:00

Le malheureux était étendu à terre sans vie. Près de lui, un soldat allemand, qui expliqua, ou voulut expliquer, sans rien expliquer. (Le garde champêtre étant allé voir après lui l'a trouvé sur son lit agonisant et les Allemands dans la maison, selon le second témoignage).

 Toujours est-il que l'on ne trouva pas l'argent et que, vu les circonstances, l'affaire fut classée, et pour cause. Pendant ce temps, toute la population était partie, sans se douter de ce brusque décès. Les Allemands firent descendre les bagages et décidèrent que l'inhumation aurait lieu le surlendemain, au cimetière du village.

 

Les avions alliés avaient suivi le départ des habitants et avaient pu voir que tout le monde partait. Aussi dès le lendemain du décès, croyant bien en l'absence de tout civil, quelques obus à longue portée que tirèrent les nôtres vinrent jeter la frayeur chez l'ennemi. Un de ces obus, dépassant le village, est venu à tomber à un kilomètre de Fonsomme, dans le chemin du Roy. Il faut dire que la commune était repérée, car, en plus de la gare où l'on déchargeait les cailloux,  il y avait aussi, depuis la sortie d'Essigny jusqu'au passage à niveau de Remaucourt, tout un matériel de chemin de fer et autres, et des obus de tous calibres tout le long de la rivère Somme.

 

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Une portion de rail (à voie étroite sans doute) trouvé lors de travaux d'enfouissement.

Document Roland Roger.

 

N'ayant plus de civils pour transporter le corps de la maison au cimetière, les Allemands donnèrent l'ordre à M. Henri Ponthieu, qu'ils avaient nommé bourgmestre d'office à Fonsomme de prendre juste le nombre de personnes pour se rendre à l'enterrement à Essigny. A l'heure dite, M. Ponthieu et quatre habitants de Fonsomme (dont votre serviteur), auxquels se joignirent en passant au hameau de Courcelles (Petit-Fonsomme), un homme et deux dames, se rendirent donc dans la maison mortuaire. En traversant le pays, nous étions la risée des soldats, qui étaient devant chaque maison, avec un balai, et déguisés avec des vêtements féminins. Le curé de notre pays, M. l'abbé Véron, avait obtenu l'autorisation de faire une courte cérémonie.

 

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Croquis de Paul Seret dans "Sous la botte" de Elie Fleury

Histoire de la ville de Saint-Quentin sous l'occupation allemande.

 

A suivre...

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22 juillet 2012 7 22 /07 /juillet /2012 08:00

Hier, lors de la visite touristique et historique de la commune, avait été évoquée l'évacuation de la commune ordonnée par les Allemands le 5 avril 1917. En voici le récit fait par un des témoins.

 

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La clôture du registre de l'état-civil lors de l'évacuation.

 

Au fur et à mesure que les Allemands faisaient évacuer les villages, c'était signe qu'ils ne se sentaient plus en sécurité et qu'ils craignaient une avance des Alliés dans notre contrée, en ces jours d'avril 1917. C'est ainsi, qu'à cette époque, ils décidèrent de faire partir toute la population de notre commune en une seule fois.

Depuis quelques jours, les aviations française et anglaise exécutaient de multiples reconnaissances dans la périphérie et, rapidement, l'odre fut donné aux habitants  d'avoir à se préparer pour le départ, mettant à leur disposition des voitures devant contenir seulement quelques bagages.

Ils n'allèrent que jusqu'à Etaves-et-Bocquiaux, à environ 9 à 10 kilomètres.

 

En ce début d'avril, il restait 237 personnes (hormis les Allemands) dans la commune.

Le 4 avril, 162 furent évacuées sur Seboncourt.

Le 5 avril, 72 sur Etaves et 3 sur Fieulaine.

 

Seulement, si toutes les évacuations se ressemblaient à peu près, celle de notre commune fut attristée par un fait que nous devons rappeler avec beaucoup de peine : les habitants montés en voiture, et dont le cortège s'égrenait un à un, n'en ont même pas eu connaissance ce jour-là. En effet, au moment du départ, un  grand malheur advenait, un grand deuil frappait la commune par la mort soudaine de son maire, M. Lesage, ancien instituteur, demeurant non loin de la gare.

 

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L'acte de décès de M. Lesage sur le registre d'état-civil

 

La voiture qui enlevait les colis de ce dernier se trouvait être la dernière de ce convoi et M. et Mme Lesage étaient montés tous deux, quand soudainement, tellement étreint par l'émotion, M. Lesage s'aperçut qu'il avait laissé son pardessus dans le couloir, et qu'une certaine somme d'argent se trouvait dans la poche intérieure. D'un bond, il fut à terre et Madame Lesage l'attendit.

 

Ce fut, pendant ce temps, le plus tragique de l'affaire. Ne voyant pas revenir son mari, elle s'impatienta et descendit voir ce qu'il faisait. Jugez de sa stupeur...

 

Selon une autre source :

 

M. Lesage, maire, se rappelant qu'il avait oublié chez lui les oeufs que l'officier allemand lui avait réclamés est parti pour aller les chercher mais il n'est plus revenu. Que s'est-il passé ? Mystère. Le garde champêtre étant allé voir après lui...

 

Ou bien encore, selon M. Verzinet, ancien maire


C'est en évacuant que M. Lesage est décédé et dévalisé sur la route.

 

A suivre...

 

 


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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 08:00

Le beau temps est-il enfin arrivé ?

 

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Nous ne sommes ni sur la plage de l'Hôtel de Ville ni sur la plage d'Isle.

 

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Cayeux : le chemin de planches sur la plage 1 800 mètres, 400 cabines et 1 promeneur.

 

Belles vacances à toutes et à tous.

 

Non, le blog ne vous quitte pas. Retrouvez le dès demain pour une page de l'histoire essignyacoise contée lors de la visite de la commune organisée par l'office de tourisme du Saint-Quentinois.

 

Photos jph : premier jour de l'été 2012

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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 09:02

"Le 27 août, des cavaliers allemands sont arrivé à Essigny-le-Petit lr matin par la route venant de Fontaine-Uterte. Ils ont traversé le village et sont allés sur la route d'Homblières jusqu'au lieu-dit "Le Moulin" . Ils ont ensuite redescendu à Essigny. L'après-miidi, il est arrivé de l'infanterie....."

 

27 ou 28 août ?

 

A Fontaine-Uterte, on parle du 28 août :

 

"Le 28 août, à 4 heures du matin, 4 Uhlans traversent le village au galop, en rasant les murs. Un peu plus tard, une patrouille de 23 cavaliers inspecte les bois du terroir...."

 

Si vous voulez en savoir plus sur l'histoire et les histoires d'Essigny, rendez-vous à 16 heures devant la mairie.

 

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