C'est sans doute le python le plus célèbre du moment.
Il a fait la une de deux journaux locaux (sur papier et sur la Toile); on le retrouve également sur le site de la télé publique régionale.
Malgré cette célébrité soudaine, notre "vedette" reste cachée.
Circule-t-il incognito ? Digère-t-il bien au chaud, introuvable ?
Ou, comme le craint son propriétaire, a-t-il succombé au climat tempéré (pour nous) de nos contrées, lui qui vit dans les savanes de l'Afrique de l'Ouest ?
A moins que ce NAC (nouvel animal de compagnie) élevé en captivité depuis de nombreuses générations se soit plus ou moins acclimaté ?
La reine Cléopâtre portait les pythons enroulés autour de ses poignets ; de là viendrait le nom de "python royal ".
Le python, nouvel emblème d'Essigny ? Va-t-il détrôner notre célèbre montgolfière ? Va-t-il falloir repaver le parvis de la mairie ou ajouter un serpent au blason de la commune ? (au fait, il y a déjà la rivière qui serpente sur notre blason)
Les "ballonnistes" vont-ils disparaître ? Allons nous devenir les 'serpenteux" ou les "pythonneux" ?
(Merci à Claude pour ce trait d'humour).
Au fait comment appelle-t-on le scientifique qui étudie les reptiles et les amphibiens ?
LE SERPENT PYTHON
Paroles et musique: Charles Trenet
C'est un serpent python.
C'est un python serpent
Qui se promène dans la forêt
Pour chercher à dévorer
Un beau petit lapin
Ou bien un nègre fin
Car le serpent Python a faim.
Il a une faim sans fin!
Mais bêtes et gens sont partis hier,
Loués par la Metro Goldwyn Mayer
Pour figurer dans un film de Tarzan
Qui doit rapporter beaucoup d'argent!
Et le serpent piteux
Est triste et se mord la queue
Car il comprend, ô désespoir,
Qu'il ne mangera pas ce soir.
Soudain, le bois s'éveille.
Arrivent des appareils
De prises de vues de prise de son.
C'est la scène du grand frisson.
On lâche des animaux:
Des lions et des Rhino-
Céros qu'ont l'air féroce comme tout
Mais sont doux comme des toutous.
Notre serpent, du haut d'une branche, en l'air,
Voit monsieur Johnny Weissmüller
Qui fait joujou avec un éléphant.
Quel joli tableau pour les enfants,
Mais tant de cinéma
Ne remplit pas l'estomac
Du pauvre serpent qui n'aura pas,
Qui n'aura pas de repas.
Quand une idée subtile.
Germe au coeur du reptile
Profitant d'une répétition
Voici qu'avec précaution,
Dans l'ombre du crépuscule,
Il avance, il recule
Puis happe un morceau minuscule,
Un morceau de pellicule
Qui dépassait d'une boîte en fer.
C'était la grande scène du Val d'Enfer
Tournée le matin dans une cloche à plongeur
Pour mieux voir évoluer le nageur
Et, comme un spaghetti,
Le Python en appétit
Avale deux cents mètres, à présent,
Des aventures de Tarzan!
Puis il s'en va joyeux,
Pensant: "C'est merveilleux.
Je vais dormir maintenant trois semaines
Digérer ce film sans peine.
Rampant par-ci, par-là,
Il s'enroule, oh la la,
Autour d'un cocotier géant
Mais soudain s'écrie: "J'ai en...
J'ai envie de vomir, c'est affreux: tu m'as
Empoisonné, cinéma!
Tarzan n'est pas pour les pauvres pythons.
J'en ai mal jusqu'au bout des tétons."
Et la moralité
Du serpent dépité,
C'est que parfois trop de ciné parleur
Peut vous donner mal au coeur
Ou que les hommes digèrent, dit-on,
Mieux que les serpents Python.