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Le blog d'Essigny-le-Petit

Les nouvelles de la commune d'Essigny-le-Petit

La cérémonie du 11 novembre

Publié le 11 Novembre 2025 par jphb in Essigny-le-Petit, Info Mairie, La Première Guerre mondiale, Fonsomme et Croix-Fonsomme, L'école, La vie communale

Comme à l'accoutumée, la cérémonie a débuté par un geste mémoriel à chacune des sépultures des anciens combattants de tous les conflits : les enfants y plantent un drapeau tricolore.

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Ici la tombe d'Alphonse Gillet, 20 ans en 1914, blessé après 2 mois et demi de présence au front.

Il survécut et vint habiter la commune où il était cheminot. Il fut conseiller municipal entre 1945 et 1947. Ensuite il fut embauché par la commune comme garde champêtre. Il s'est éteint le 19 janvier 1973 à Saint-Quentin.

Halte à l'église devant le cénotaphe de Jules Pierre Verzinet blessé au Tonkin en 1885. Il mourut sur le navire qui le ramenait en France métropolitaine.

Jean accompagne Monsieur le maire pour le dépôt de la gerbe au monument.

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Les écoliers des 3 communes du regroupement ont participé en ornant un triptyque tricolore mêlant colombes et oeillets.

Les écoliers des 3 communes du regroupement ont participé en ornant un triptyque tricolore mêlant colombes et oeillets.

Merci aux écolières et écoliers du regroupement scolaire du Noirieu, à leurs professeures et aux parents d'élèves.

Photos : commune de Croix-Fonsomme, commune de Fonsomme, Geneviève Douay, jphb
Photos : commune de Croix-Fonsomme, commune de Fonsomme, Geneviève Douay, jphb
Photos : commune de Croix-Fonsomme, commune de Fonsomme, Geneviève Douay, jphb
Photos : commune de Croix-Fonsomme, commune de Fonsomme, Geneviève Douay, jphb
Photos : commune de Croix-Fonsomme, commune de Fonsomme, Geneviève Douay, jphb

Photos : commune de Croix-Fonsomme, commune de Fonsomme, Geneviève Douay, jphb

Message

de Madame Catherine VAUTRIN, ministre des Armées et des
Anciens combattants

et de Madame Alice RUFO, ministre déléguée auprès de la
 ministre des Armées et des Anciens combattants

11 novembre 2025

 

Le 11 novembre, la France écoute battre son cœur. Elle se recueille devant les noms de ceux qui ont donné leur vie pour que nous vivions libres. Elle se rassemble pour commémorer la victoire et célébrer la paix.

C’était il y a 107 ans. Au fracas des armes succédait le silence des plaines dévastées de Champagne, des vallées de la Meuse, des forêts d’Argonne.

Ce silence portait le poids immense de ceux qui étaient morts, durant quatre années, dans les grandes batailles, couchés dessus le sol ou ensevelis sous la boue.

Un million quatre cent mille soldats « tombés au champ d’honneur », autant de familles meurtries. Quatre millions de blessés et de mutilés. Et parmi ceux apparemment indemnes, combien de nuits hantées par des terreurs sans fin.

***

Chaque année, devant les monuments de nos communes, les générations se rejoignent.

Unis dans cette mémoire, nous rendons visible l’idéal qui nous tient debout, le sens que nous avons donné à notre histoire, le projet collectif que nous poursuivons par-delà les tragédies. « Construire un ordre tel que la liberté, la sécurité et la dignité de chacun y soient garanties », selon les mots du général de Gaulle en 1941. Ce projet porte un nom : la République.

La République a donné à chaque soldat mort pour la France, aussi anonyme soit-il, d’être honoré à la place la plus élevée : celle quoccupe la tombe du Soldat inconnu sous l’Arc de Triomphe.

         En lui s’incarne le sacrifice de tous les morts pour la France, d’hier et d’aujourd’hui, jusqu’à ceux qui, loin de chez eux, sont tombés en Indochine, en Algérie, dans les Balkans, en Afrique, en Afghanistan, au Levant.

         En lui se mêlent leurs visages venus de tous horizons. Ceux des fusiliers marins bretons et des tirailleurs sénégalais, unis dans le même héroïsme à Dixmude. Ceux tombés à Verdun et sur les plages de Provence. Ceux des francs-tireurs et partisans, et des résistants du réseau Alliance. Ceux de ces combattants venus d’Afrique, du Pacifique, des Amériques et d’Asie, qui reposent désormais dans le sol de France, sous les croissants, les étoiles, ou les croix des carrés militaires. Ceux des incorporés de force alsaciens et mosellans, pris dans le drame intime de leur conscience. Ceux qui croyaient au ciel et ceux qui n’y croyaient pas.

         Sur ce soldat de tous les âges et de toutes les origines, la flamme du souvenir ne s’est jamais éteinte.

***

Il y a cent ans, en 1925, était organisé aux Invalides le premier atelier de confection du Bleuet de France. Devenue le symbole de la solidarité avec le monde combattant, cette petite fleur qui poussait dans les tranchées témoigne de la force d’âme de la Nation.

Force d’âme qu’ont rappelée les commémorations du 80e anniversaire des débarquements, de la Libération et de la Victoire, dans une époque, la nôtre, où nous réapprenons que la guerre est possible.

 

Assistant depuis Londres au péril qui pesait sur la survie même de la France, la philosophe Simone Weil offrait en 1942 une définition du patriotisme que chacun peut faire sienne : « le sentiment de tendresse poignante pour une chose belle, précieuse, fragile et périssable ».

Ce patriotisme demeure une nécessité vitale. Marc Bloch, « lhomme des Lumières dans larmée des ombres », en incarna l’exemple. Son entrée au Panthéon le 16 juin prochain, décidée par le Président de la République, rappelle que l’esprit de défaite est toujours un poison mortel.

La flamme qui l’animait fut une invincible espérance, l’espérance de ceux qui ont décidé d’être forts pour protéger ce qui est juste.

Cette espérance que symbolisaient déjà dans le ciel de Reims, le 11 novembre 1918, les tours restées debout de la cathédrale martyre. Le 8 juillet 1962, sous ses voûtes reconstruites, était scellée la réconciliation franco-allemande, pour que l’Europe vive libre et en paix.

Car là sera toujours l’espérance de la France, fidèle au sacrifice de ses anciens, à ses valeurs et à ses promesses, consciente de sa vocation universelle au service de la paix.

Vive la République. Vive la France !

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