On a tous des comptes à rebours en cours - un seul ou plusieurs à la fois - et leur terme peut être redouté, craint, souhaité, espéré.
Le mois de décembre est sans doute celui où les comptes à rebours sont les plus nombreux. Le plus couru est celui de l'avant, celui qui nous sépare de la venue du père Noël.
On devrait plutôt dire des pères Noël : celui de la crèche, celui de l'école, celui de la boîte où travaille le papa, où bosse la maman, celui de la commune, celui qui fait aussi une halte chez les mamies et les papis, ceux qui sillonnent les rues des villes, ceux qui campent dans leur chalet, ceux qui ornent les pages des catalogues et ceux qui peuplent nos rêves...
Les calendriers de l'avant vont donc se dévoiler ce matin dans les chambres d'enfants, demain dans de nombreuses écoles, avec des babioles pour attendre les "vrais" cadeaux, avec des carrés chocolat pour mettre notre foie en condition.
On est loin du calendrier de l'Avent, celui d'une crèche, celui d'une foi, où on dévoilait chaque jour une parole d'évangile.
