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Le blog d'Essigny-le-Petit

Les nouvelles de la commune d'Essigny-le-Petit

Hollande et socialisme

Publié le 21 Novembre 2013 par jphb

En parcourant les pages de Gallica où on parle d'Essigny-le-Petit, on peut y lire un article du quotidien "Le Populaire" sur Hollande et la victoire du socialisme.

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Hollande et socialisme

En fait, il s'agit de Fernand Hollande qui fut député de l'Aisne avant le second conflit mondial comme l'indique sa biographie ci-dessous.

Essigny-le-Petit y est mentionné le 15 janvier 1939 pour l'organisation d'une réunion électorale du candidat Marcel Bugain qui briguait la succession de Hollande lors d'une législative partielle..

 

Fernand Hollande

Né le 21 septembre 1876 à Avesnes-sur-Helpe (Nord), mort le 22 octobre 1938 à Saint-Quentin (Aisne).

Député de l'Aisne de 1936 à 1938.

Après avoir fait ses études de médecine à la Faculté de Paris et s'être spécialisé dans la radiologie, Fernand Hollande alla exercer sa profession à Saint-Quentin. Mobilisé comme brancardier divisionnaire pendant la première guerre mondiale, il revint s'installer à Saint-Quentin à la fin des hostilités. Conseiller municipal et d'arrondissement, il se consacra à la reconstitution des services médicaux et chirurgicaux de la ville qu'il dota d'installations pouvant rivaliser avec celles des centres scientifiques les plus importants ; il créa un dispensaire d'hygiène sociale.

La population de Saint-Quentin sut apprécier l'efficacité de son action au cours de cette difficile période de reconstruction et discerner ses qualités de loyauté et de dévouement à la chose publique. Lorsque, quelques années plus tard, il se présenta aux élections législatives de 1936 comme candidat socialiste S.F.I.O., il fut élu le 3 mai, au second tour de scrutin, en battant le député sortant Charles Feuillette, républicain socialiste, par 8.148 voix contre 5.745.

Il s'inscrivit au groupe socialiste et fut membre des commissions d'assurance et de prévoyance sociale et de la santé publique.

Il ne devait pas avoir le temps d'affirmer sa personnalité en tant que parlementaire : il mourut en effet après deux ans de mandat, le 22 octobre 1938, à Saint-Quentin. Il était âgé de 62 ans. Son éloge funèbre fut prononcé le 8 décembre 1938 par le président Herriot qui s'attacha à mettre en lumière ses principales qualités : la loyauté, le dévouement, la modestie et c cette correction minutieuse, cette réserve pudique où l'on reconnaît l'homme formé par les méthodes sévères de la science et fidèle à ces disciplines ».

Fernand Hollande

Fernand Hollande

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Il sera remplacé par Marcel Bugain à la chambre des députés.

 

Marcel Bugain

Né le 22 février 1898 à Guise (Aisne), mort le 22 novembre 1949 à Saint-Quentin (Aisne). Député de l'Aisne de 1939 à 1942.

Henri Bugain était directeur de l'école de plein air de Saint-Quentin et conseiller d'arrondissement lorsqu'il se présenta à une élection législative partielle dans la première circonscription de Saint-Quentin. Il s'agissait de pourvoir au remplacement du docteur Fernand Hollande, décédé le 22 octobre 1938. Socialiste comme lui, Henri Bugain fut élu au deuxième tour de scrutin par 6.480 voix sur 11.977 votants.

Membre de la Commission d'assurance et de prévoyance sociale et de la Commission du commerce et de l'industrie, il n'eut pas le loisir de déployer une grande activité parlementaire. Il participa seulement à la discussion du budget de l'éducation nationale de l'exercice 1940.

Il fit la guerre comme brigadier de deuxième réserve, n'ayant reçu aucune affectation spéciale comme parlementaire. En juin 1940, il se trouvait à bord du transport de troupes « De Grasse » qui, s'étant d'abord dirigé vers Casablanca, rallia Bordeaux après l'armistice. N'ayant pas reçu à temps son laissez-passer pour Vichy, il ne fut pas à même de se prononcer sur la loi du 10 juillet accordant les pouvoirs constituants au maréchal Pétain, et fut porté comme n'ayant pas pris part au vote.

Dès 1941, il entra dans l'organisation centrale du Mouvement « Résistance » et il fonda le groupe « Libération » de Saint-Quentin. Le Gouvernement de Vichy l'exila en janvier 1942 à Sedan, où il créa aussitôt un nouveau groupe de résistance très actif. Il fut désigné pour représenter le groupement « Lorraine » au Comité de libération des Ardennes, mais la Gestapo l'arrêta en août 1944. Interné à la prison de Saint-Quentin, il fut délivré par les Américains.

Après la libération, Henri Bugain poursuivit son activité politique dans l'Aisne.; il se présenta aux élections à la première Assemblée Nationale Constituante du 21 octobre 1945 comme troisième de liste S.F.I.O., à celle du 2 juin 1946 comme deuxième de liste et aux élections législatives du 10 novembre 1946 comme deuxième de liste, mais le jeu de la représentation proportionnelle ne permit pas son élection.

Il est plus heureux aux élections municipales de 1947 et accède alors au poste de maire de Saint-Quentin

Il est décédé prématurément à Saint-Quentin le 22 novembre 1949, à 51 ans.

Biographies extraites du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940
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