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7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 09:00

Les chroniques de la première guerre mondiale s'intéressent plus souvent aux morts qu'aux survivants.

Alors, la mention "grand mutilé de guerre" du bulletin de vote de Victor Truffier m'a entraîné dans des recherches sur son passé militaire.

D'abord, une vieille fiche bristol de la famille Truffier conservée en mairie pour avoir sa date et son lieu de naissance : 5 février 1888 à Saint-Pol dans le Pas-de-Calais.

 

Victor Truffier, grand mutilé de guerre

En route pour les archives départementales du département voisin. Il ne faudra qu'un petit quart d'heure pour retrouver la fiche matricule 1764 de Victor Truffier au bureau de recrutement de Saint-Omer.

Lors de son passage au bureau de recrutement en 1908, Victor Truffier et ses parents n'habitent plus Saint-Pol mais à 70 km de là sur le littoral boulonnais à Neufchâtel (Neufchatel-Hardelot) où il exerce la profession d'ouvrier cimentier.

Travaillait-il dans cette usine ?

Travaillait-il dans cette usine ?

Lors de son incorporation, il est affecté à un régiment de chasseurs à pied (le 18ème à Stenay). Comme de nombreux chasseurs, il est de petite taille (1,58 m). Son signalement précise également que ses cheveux et ses cils sont châtain très clair, ses yeux gris-bleu, qu'il a le front étroit, le nez ordinaire, la bouche petite, le menton rond et le visage ovale.

Son instruction est de niveau 3 : il sait lire, écrire et compter.

La caserne du 18ème Chasseurs à Stenay

La caserne du 18ème Chasseurs à Stenay

Donc incorporé au 18ème régiment de Chasseurs à pied de Stenay à compter du 7 octobre 1909, il arrive au corps le même jour. Il passe dans la disponibilité de l'armée d'active le 24 septembre 1911 avec son certificat de bonne conduite.

Dans les mois qui ont suivi, le 27 avril 1912 exactement il épouse Léonie Marie Lhomme en la mairie de Neufchâtel.

De cette union est née, à Neufchâtel également, une fille Lucienne Victoria Juliette le 29 novembre 1912. Ce sera leur seule enfant.

Moins de 3 ans plus tard, il est rappelé à l'activité lors de la mobilisation générale. Il arrive donc au 16ème bataillon de Chasseurs à pied (BCP) le 3 août 1914, régiment dans lequel il avait été versé dans la réserve de l'armée d'active. C'est au sein du 56ème BCP qu'il combattra,  le 56ème étant le régiment de réserve du 16ème BCP.

Son bataillon a combattu dans la Meuse, notamment en Woëvre, dès le début du conflit. Regroupé avec le 59ème BCP, le 56ème est commandé par le lieutenant-colonel Émile Driant.

La bataille de Verdun

le 21 février 1916, les 2 bataillons sont dans le bois des Caures au 1er jour de cette terrible bataille.

"Le 56ème fut appelé et sans bruit, à travers les fils de fer, dans un paysage lunaire, sa longue colonne serpenta jusqu'au bois que le lieutenant-colonel Driant avait juré de défendre jusqu'à la mort...

...Le jour commençait à poindre lorsque le bombardement reprit de plus belle. Notre ligne fut littéralement écrasée, mais il resta toujours des isolés perdus, quelques groupes de chasseurs décidés à vendre chèrement leur vie. Pendant cinq heures, le sergent Milleville abattit tout ennemi qui se montra...

...Les vagues d'assaut ennemies déferlaient sans arrêt, submergeant cette poignée de braves...

...Ce fut en vain que la mitrailleuse du chasseur Godard accumula les cadavres allemands, que le caporal Desmet fusilla à bout portant plus de 20 Allemands...." (Extrait de l'historique du 56ème BCP)

 

 

 

 

 

Victor Truffier, grand mutilé de guerre

Le chasseur Victor Truffier, comme ses camarades, s'est illustré dans ces deux jours de combat où il fut blessé : "Blessé le 22 février 1916 au bois des Caures : coup de feu pouce gauche".

Victor Truffier, grand mutilé de guerre

Il fut cité pour son comportement durant ces deux jours :

"Cité à l'ordre du jour de la 143ème brigade n°29 du 10 mars 1916 : grâce à sa vigilance, a pu surprendre après un bombardement terrible l'ennemi s'avançant en lignes compactes sur nos postions et l'a tenu en échec pendant cinq heures en lui infligeant des pertes sérieuses. Croix de guerre avec palme."

Il fut soigné et termina sa convalescence le 18 août 1916.

Ce jour-là, il est détaché du corps au titre de l'usine Houzet à Nesles. Il pourrait s'agir de Nesles, commune du Pas-de-Calais, distante de 1,5 km de Neufchâtel-Hardelot, sa commune de domicile.

En effet, les soldats plus assez valides sont détachés dans des usines affectées à la production de guerre qui manquaient de main d’œuvre.

Le Chemin des Dames

Le 4 juin 1917, il retourne au corps (sans doute a-ton besoin d'hommes au front) et passe au 15ème BCP le 9 juin 1917. Il servira dans le 55ème BCP, bataillon de réserve du 15ème, d'abord au sud-est de Saint-Quentin puis sur le Chemin des Dames puis aux confins de l'Oise et de l'Aisne, Liez, Travecy, Quessy et retour sur le Chemin des Dames.

C'est à Trucy qu'il sera de nouveau blessé, par balle au poignet gauche, le 12 octobre 1918. Sur le journal de marche et des opérations pour ce jour-là, on peut lire :

Victor Truffier, grand mutilé de guerre
Victor Truffier, grand mutilé de guerre

Il est décoré de la Médaille militaire avec rang du 14 octobre 1918 : "Très brave chasseur. A été grièvement blessé le 12 octobre 1918 en assurant le service de sa pièce. Amputé du bras gauche. 1 blessure antérieure." (JO du 13 mars 1919).

Pour son amputation, son dossier précise : amputation de l'avant-bras gauche en -dessous de l'articulation du coude.

Une blessure subie aux Islettes (Meuse) en septembre 1918 figure également : cela semble peu probable alors que son bataillon n'était pas dans ce secteur là.

Victor Truffier, grand mutilé de guerre

L'après-guerre

Victor Truffier est proposé pour une pension de retraite de 3ème classe par décision de la commission de réforme de la Seine en date du 11 juin 1919. Il sera admis à une pension de 1920 F par arrêté en date du 14 août 1920 avec jouissance du 11 juin 1919.

C'est entre 1921 et 1926 que Victor Truffier, sa femme et sa fille arrivent à Essigny ; il exerce alors la profession de facteur, emploi qu'il a probablement obtenu au titre d'emploi réservé suite à son infirmité.

Emploi réservé ne signifie ni passe-droit ni priorité mais préférence. Il s'agit quasi exclusivement de postes dans les administrations.

Plusieurs lois ont encadré ce régime : d'abord à ceux atteints d'une infirmité incurables, puis à toutes les victimes, aux veuves, aux compagnes et aux orphelins, aux victimes civiles féminines et masculines.

Les candidats sont souvent obligés de renouveler plusieurs fois leurs demandes, sont soumis à des épreuves d'aptitudes physique et professionnelle, sont soumis à un stage de probation. Une fois titularisés, ils obéissent aux mêmes règles que leurs collègues. Les postes proposés obligent souvent les bénéficiaires à quitter leur région.

L'administration freine ce recrutement en ne déclarant pas tous les postes vacants et en recrutant des auxiliaires, en créant de nouveaux postes sous une dénomination ne figurant pas dans la nomenclature des emplois réservés mais assurant les mêmes tâches.

 

 

 

 

Est-ce le premier poste de facteur de Victor Truffier ?

Il arrive à Essigny entre le dénombrement de la population de 1921 et celui de 1926. Il est alors domicilé rue du Tour de Ville. Au décès de son épouse en 1983, l'adresse est toujours rue du Tour de Ville, au n° 23.

A la poste, en 1926, ses collègues de travail sont Xavier Bouvier, receveur des postes, Charlotte Laruelle, dame employée, Louis Tison et Léon Pavot, facteurs.

La maison "Truffier" en 2016

La maison "Truffier" en 2016

Jean Petit se souvient que Victor Truffier faisait sa tournée de facteur à vélo dans les communes de Fonsomme et Fontaine-Notre-Dame. Comme il était petit, il était obligé de grimper sur un gros pavé pour atteindre la boîte à lettres d'une des maisons de Fonsomme.

La poste dans les années 1960. Elle était déjà là en 1926.

La poste dans les années 1960. Elle était déjà là en 1926.

Sources :

Archives de la mairie

Registres d'état-civil de la mairie

Archives départementales de l'Aisne

Archives départementales duPas-de-Calais

Mémoire des Hommes : journaux de marche et des opérations des 55ème et 56ème BCP

Historiques des 55ème et 56ème BCP

Le site Chtimiste

Le site Delcampe

Souvenirs de Jean Petit, Michel Poizot, Geneviève Douay

Collection André Fréjat

 

 

 

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6 mars 2016 7 06 /03 /mars /2016 09:00
Mandat local : le plus long et le plus court

Le plus court :

Le 4 décembre 1945, Étienne TRESSENS, maire depuis le 17 mai 1945 démissionne pour raisons de santé.

Il est alors nécessaire de procéder à une élection municipale complémentaire qui se déroulera le 23 décembre suivant.

Victor TRUFFIER, candidat présenté par la SFIO, est élu. Malheureusement, il décèdera 10 jours plus tard sans jamais avoir siégé.

De nouvelles élections complémentaires sont alors organisées.

C'est Georges MATHIAS, également socialiste, qui prendra sa place le 27 janvier 1946.

Le 31 janvier 1946, Émile GOGUILLON ceint l'écharpe tricolore de 1er magistrat essignyacois. A la suite, les conseillers municipaux élus au poste d'adjoint refusèrent le poste.

 

 

Mandat local : le plus long et le plus court

Le plus long :

C'est actuellement son 6ème mandat Cela fait pile 33 ans qu'il est conseiller municipal puisqu'il a été élu pour la 1ère fois le 6 mars 1983 et bientôt 14 ans qu'il s'est installé dans le fauteuil (*) de maire.

(*) En vérité, Claude Vasset n'a dû s'y asseoir qu'une seule fois dans ce fauteuil par plaisanterie alors que le maire était Michel Bockstal.

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1 mars 2016 2 01 /03 /mars /2016 09:00

Il est vrai que le droit de vote n'a été accordé aux femmes qu'en 1944, bien après de nombreux autres pays, et elles l'ont exercé pour la 1ère fois en 1945. Le suffrage universel masculin, quant à lui, date de 1848 en France.

Même si 4 des 11 élus actuels sont des femmes, le taux de présence féminine dans le conseil n'est que légèrement supérieur à 10%.

Et la 1ère Essignyacoise à siéger au conseil municipal ne l'a pas été suite à des élections mais à la suite d'une nomination par arrêté préfectoral. Il s'agit de Germaine MARÈS nommée le 4 décembre 1944. Elle siègera jusqu'au 29 avril 1945, date de l'élection municipale suivante.

La première élue sera Lucienne BOUCLY lors du suffrage du 26 avril 1953.

La 1ère élue à un poste de maire-adjoint a été Maryse DAGNICOURT le 28 mars 1997.

 

La liste alphabétique des 13 conseillères municipales :

Michèle ARBOGAST (2014-...), Lucienne BOUCLY (1953-1959), Geneviève BRAZIER (2002-2008), Martine CARNOY (2014-...), Maryse DAGNICOURT (1982-2003), Geneviève DOUAY (2008-...), Micheline DUVAL (1995-2001), Catherine ÉDOUARD (2014-...), Corinne ÉGO (1995-2001), Virginie GEST-DAMBRE (2001-2014), Marguerite MALCORPS (1971-1977), Germaine MARÈS (1944-1945), Marie-Flore WOJCIAK (1983-1989).

3 d'entre elles ont accédé à un poste d'adjointe : Maryse DAGNICOURT (1997-2003), Geneviève DOUAY (2014-...) et Virginie GEST DAMBRE (2008-2014).

Les années indiquées ne tiennent compte ques des dates officielles des nominations et élections et non de la présence effective au sein des instances communales.

 

Sources :  Archives de la mairie

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28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 09:00

Traditionnellement, le mois de mars est un mois d'élections.

Alors, tout au long du mois, le blog vous parlera des élections municipales, des élues et des élus.

Nous commencerons après-demain avec les élues, conseillères municipales et adjointes au maire.

On est loin de la parité cherchée, souhaitée, voulue, imposée, exigée, requise,normale,... maintenant (sauf dans les conseils municipaux des communes de moins de 1000 habitants)

Alors, depuis 100 ans, les élues essignyacoises représentent-elles 10, 20 ou 30 % des élus au conseil municipal ?

Combien sauriez-vous en citer ?

Réponses après-demain.

Avez-vous des photos, des anecdotes, des articles de presse qui pourraient enrichir le blog sur ce sujet ? Merci d'avance.

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27 février 2016 6 27 /02 /février /2016 09:00

L'Essignyacois, Gaston Boucly, mort pour la France près de Verdun en 1916 (voir le blog de dimanche), a-t-il encore de la famille dans la commune ?

Des Boucly, il n'y en a plus à Essigny. Gaston a eu un fils qui n'habitait pas le Saint-Quentinois. Pour l'instant, je ne lui ai pas trouvé d'autres descendants.

De la famille à Essigny-le-Petit, il faut la chercher du côté des Mathias.

Sa mère, Marguerite Seguay a une sœur Juliette qui a épousé François Mathias. Juliette et François ont eu 12 voire 13 enfants qui sont pour lui autant de cousines et cousins germains,

Et comme il a épousé une de ses cousines germaines, 11 ou 12 de ses cousines et cousins germains sont aussi ses belles-sœurs et beaux-frères.

Plusieurs de leurs descendants habitent encore la commune.

Alors, deux générations plus jeunes, notre ancien combattant est parent (2 fois donc) avec Claude Vasset, Huguette Quéry, Florent Gras, Jean-Paul Gras, Daniel Beugnier, Marie-Louise Bendier, Fernande Gras et Ghislaine Pertus, ses petites-nièces et petits-neveux (ou arrière-....).

 

Sources :

Claude Vasset

Les registres d'état-civil consultables aux archives départementales, sur place ou  sur leur site.

Les archives communales

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15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 09:00

Travailleur civil

J'insiste sur le fait des travailleurs civils puisqu'il est le trait principal de la "manière allemande" en temps d'occupation

Le 2 mai (1916), Pierre Basquin, un garçon de dix-neuf ans, solide et intelligent, qui prenait les pires choses du bon côté, avait reçu l'ordre de la Kommandantur, avec cent quatorze autres, de se présenter à la Bourse de Commerce, pour y être examiné et, une fois reconnu bon, envoyé "en chantier".

Tiens ! un beau jeune homme, s'écria le sous officier, en le voyant. Bon pour le service ! Ce fut tout pour l'examen.

Convoqués à 6 heures du matin (soit 4 heures au soleil), ces jeunes gens attendirent longtemps le train qui les mena à Essigny-le-Petit, à quelques kilomètres, et là, Pierre Basquin raconte :

Travaux de culture à Courcelles pendant la guerre

Extrait de "Sous la botte. Histoire de la ville de Saint-Quentin pendant l'occupation allemande. Août 1914-février 1917"

Auteur : Élie FLEURY

Elie FLEURY, en 1914, est le directeur du Journal de Saint-Quentin.
Après la guerre, il écrit un témoignage exceptionnel sur l’occupation allemande à Saint-Quentin d’Août 1914 à Février 1917 dans son livre Sous la Botte qui paraît en 1925 chez un éditeur saint-quentinois.

Le livre "Sous la Botte" a été mis en ligne sur Gallica le 01 février 2016

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6 février 2016 6 06 /02 /février /2016 09:00

Cette saynète comique a été jouée au moins deux fois à Essigny : par Egret et Loncle une première fois, puis par Lepoire et Moreau, la seconde fois.

Les archives de la mairie me laissent penser qu'il s'agissait, au moins pour cette saynète, d'adultes puisque je n'ai pas trouvé d'écolier du nom de Moreau.

Les deux bégayeurs
Les deux bégayeurs
Les deux bégayeurs

6

Qui oserait reprendre cette scène comique ? au repas du village, par exemple.

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2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 09:00

A l'affiche, F. Mathias, H. Roger, H. Lepoire, M. Denimal, S. Jaroszewski, L. Couvez, M. Dumoutier.

Bien sûr, le spectacle ne date pas d'hier. On est peut-être autour des années 1940-1950.

Et le programme était imprimé par la coopérative scolaire. Il a fallu sans doute beaucoup de temps pour aligner les caractères de plomb de ces deux pages.

Était-ce des écoliers qui jouaient ? ou bien des Essignyacois de tous âges dans un cadre associatif tel le foyer rural ou le foyer culturel ?

En spectacle à Essigny
En spectacle à Essigny

J'ai retrouvé les textes d'une saynète, d'une comédie et du chœur.

A suivre

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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 09:00

Si Raymond BAZIN nous a apporté un éclairage sur la période de la Résistance à Essigny, il a également témoigné sur l'action des Francs Tireurs Partisans français sur le secteur.(de Morcourt au sud à Bohain au nord) dans le livre d'Alain NICE intitulé "la Guerre des Partisans - Histoire des Francs-Tireurs Partisans français - Histoire de la Résistance ouvrière et populaire du département de l'Aisne".

Le chapitre "Fernand COCHET et le détachement 23 "Gabriel Péri", groupe Jean Catelas (secteur Fresnoy-le-Grand - Fonsommes - Croix-Fonsommes), groupe dont l'histoire est étroitement lié à celle de la mission du Commandant Guy, évoque de nombreux faits de résistance dans les communes voisines et cite des noms de familles toujours présentes dans nos communes : Petit, Dornier, Bazin, Faglin, Monot, Calonne... Sans oublier ceux qui y ont perdu la vie et dont le nom est rappelé par une rue : Falentin, Dalongeville, Marolle,....

Ce livre est édité à compte d'auteur. A sa parution, en 2011, on pouvait passer commande à :

Alain NICE

9 rue de la Tour du Pin

02250 BOSMONT-SUR-SERRE

On peut également trouver ce livre sur la toile, par exemple sur le site internet www.decitre.fr

 

La Guerre des Partisans

Croix-Fonsomme, Étaves-et-Bocquiaux, Fresnoy-le-Grand... où se trouve cette plaque commémorant l'arrestation de Maurice MARÉCHAL, chef de gare intérimaire à la gare d'Essigny-le-Petit ?

Le livre d'Alain Nice qui clôt son article sur ce groupe de F.T.P. par cette photo n'en dit rien.

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19 janvier 2016 2 19 /01 /janvier /2016 10:15

Depuis cette période, chaque fin d'année, je ressasse cet épisode de ma vie de résistant, me félicitant avec l'âge de n'avoir pas eu sur la conscience la mort de nombreux habitants de la commune. Sans doute Dieu en a-t-il tenu compte à l'arrivée au ciel de l'âme du commandant Guy fusillé après un long martyr à Flossenbürg.

Quand je passe par là, me rendant sur la tombe de mes parents à Fonsomme, j'ai toujours regretté que les municipalités d'après guerre n'aient jamais pris l'initiative de baptiser la rue du Tour de Ville rue du Commandant Guy, rues qui existent à Fonsomme, Morcourt, Saint-Quentin.

Peut-être, n'ont-elles pas été mises au courant car à l'époque ces choses devaient rester secrètes.

A l'inauguration de la rue du Commandant Guy à Fonsomme, allusion fut faite, dans l'allocution du responsable régional de la Résistance, au commandant Guy qui, ayant refusé de faire sauter un train de munitions tout près d'ici, a, ce jour-là, sauvé la vie de nombreux Français.

Pour le cinquantenaire, avant de disparaître, j'ai voulu vous communiquer ce témoignage espérant ne pas vous avoir trop importunés par ces longueurs... et réparé un oubli.?!

 

Respectueuses salutations et bon Noël à tous. Bonne année 1995.

 

Raymond BAZIN

 

Raymond Bazin poursuit son courrier en évoquant Fernand Cochet, son chef de groupe pendant la Résistance et un coup de main effectué à Essigny en octobre 1943. Le blog y reviendra dans quelques jours.

 

 

A Fonsomme (photo Arnaud Fontaine)

A Fonsomme (photo Arnaud Fontaine)

Outre les 3 rues qui portent son nom dans l'Aisne, le commandant Guy est honoré au mémorial de Valençay (Indre), au mémorial Juno Beach à Courseulles-sur-Mer (Calvados), dans un parc à Wesmount au Canada, au mémorial de Groesbeek aux Pays-Bas et au mémorial du camp de Flossenbürg.

Sur l’île de Baffin (ou terre de Baffin), à l'extrême nord du Canada, un lac porte son nom. De même, toujours au Canada, une résidence d'anciens combattants à Montréal.

 

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