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11 novembre 2018 7 11 /11 /novembre /2018 19:28

Comment s'est passé le 11 novembre 1918 à Essigny ?

Une seule chose est sûre : la cloche de l'église n'a pas sonné ce jour-là : il n'y avait plus de cloche à l'église. Les Allemands l'avait déposée en 1917 et expédiée en Allemagne pour être fondue et transformée en canon.

Celle du clocheton de la mairie, beaucoup plus petite, a-t-elle subi le même sort ?

D'ailleurs, y avait-il des habitants à Essigny à cette date ? Il faut se souvenir que les derniers habitants d'Essigny avaient été évacués par les Allemands le 6 avril 1917 et qu'ils en étaient les seuls occupants jusqu'à la libération de la commune, après d’âpres combats,  le 9 octobre 1918.

Quand sont revenus les premiers Essignyacois ?

La cloche installée en 1926

La cloche installée en 1926

La cloche actuelle date de la reconstruction de l'église à la suite de la 1ère guerre mondiale.

L'essentiel est inscrit sur la cloche elle-même mais il faut en faire plusieurs fois le tour pour lire le texte écrit en relief et en rond sur 12 lignes. Plus facile à lire quand la cloche est déposée !

"Offerte par Monsieur Chevalier-Bourquin, maire et Duquenne-Harmant, conseiller municipal.

Je sonne dans l'église d'Essigny-le-Petit. Je remplace une sœur volée en 1917 par les Allemands. Je me nomme Eugénie-Marie-Louise.

Baptisée en 1926 par Monseigneur Binet, évêque de Soissons, Laon et Saint-Quentin.

J'ai eu pour parrain Amédée Louis Chevalier et pour marraine Eugénie Philomène Harmant épouse Duquenne.

L'abbé Édouard Doucy étant curé et Amédée Chevalier maire.

Je pèse 165 kg. Je sonne le sol dièze et chante l'allégresse d'un peuple victorieux et d'une église rescucitée.

Patron Saint-Didier"

Retrouvez un article sur la cloche de la mairie paru dans le blog le 1er août 2014 en cliquant ici.

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9 novembre 2018 5 09 /11 /novembre /2018 17:16

Il y a deux ans, la Société académique accueillait Guy Gendron, reporter à la télévision canadienne et ancien correspondant à Paris.
Nous l’avions emmené sur les traces de Guy Biéler, Résistant, dans la région, Morcourt, Essigny-le-Petit, Fonsomme ... et bien entendu au café du Moulin Brûlé.
A Saint-Quentin, nous avons une rue Guy Biéler dans le quartier de Remicourt. Les communes de Morcourt et de Fonsomme ont aussi baptisé une de leur rue du nom de ce grand commandant canadien.
Une plaque a été apposée sur la façade du café du Moulin Brûlé.
Et maintenant un livre qui raconte son parcours de Résistant.
Ce matin, Guy Gendron nous a envoyé sa dernière publication :
« Le meilleur des hommes. L’histoire de Guy Biéler, le plus grand espion canadien. »

Lu sur la page Facebook de Généalogie Aisne

Guy Biéler - le commandant Guy
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8 octobre 2018 1 08 /10 /octobre /2018 08:00

La libération d'Essigny telle qu'elle figure dans l'historique du 15ème bataillon de chasseurs à pied.

"En ce début d'octobre 1918, les Britanniques et l'armée Débeney doivent enfoncer la ligne Hindenburg. Du côté français, cet honneur incombe aux divisions de chasseurs dont fait partie le 15ème bataillon de chasseurs à pied.

Le 6, le 15ème BCAP nettoie Remaucourt (190 prisonniers) ; le 7, le bataillon reste sur les positions conquises.

Le 8, le bataillon, en liaison avec la 47ème D.I., doit attaquer à l'est de Remaucourt et, débordant Essigny par le nord, se rabattre en direction de Courcelles.

L'assaut doit se déclencher à 6 heures 20. Deux compagnies d'attaque : compagnie DOREAU (3ème), compagnie DAVAL (2ème). L'artillerie de renfort n'a pu pendant la nuit gagner ses positions. Malgré ces conditions défavorables, le bataillon, grisé par les succès de l'avant-veille, enlevé par des officiers sublimes de'héroïsme, part telle qu'une meute lorsque sonne l'hallali.

Malheureusement les défenses d'Essigny sont intactes, on ne pourra le prendre ce jour-là, mais le bataillon, qui s'est engagé à fond, ne reculera pas non plus. Les lieutenants Dormien et Levieuge sont tués à la tête de leur troupe, le capitaine Daval grièvement blessé, le lieutenant Picot blessé. A la compagnie Daval, privée de ses officiers dès le début de l'action, le sergent Chognard a pris le commandement et maintient ses derniers chasseurs sous un bombardement d'une violence inouïe. La ligne de repli préparée par l'ennemi va être défendue avec acharnement. La ferme Bellecour au nord de Remaucourt, la ferme Malval au sud, n'ont pu être enlevées ar nos voisins et le bataillon engagé à fond sur les deux rives de la Somme est encore une fois en pointe de l'armée. Le capitaine Doreau aura l'honneur de voir figurer ce fait dans son motif de décoration de la Légion d'honneur.

Malgré une soirée et une nuit terrible, tout le terrain acquis au prix de lourdes pertes sera maintenu.

Dans la nuit du 9, le bataillon, dépassé par le 120 ème R.I., vient bivouaquer dans les abris de la ligne Hindenburg.

Le bataillon, qui pouvait s'enorgueillir à juste titre de la belle citation à l'ordre de la division du mois d'août, est récompensé par une à l'armée qui lui apporte la fourragère, que tous ses frères d'armes lui ont déjà accordée dans leur estime et qu'ils lui souhaitent depuis longtemps.

Après quelques jours de repos dans les tranchées de la ligne Hindenburg, la 46ème Division d'infanterie, le 18 octobre, marchant sur les traces de la 123ème division qui enlève Petit-Verly, Mennevret, est engagée le 19 au matin. Le 15ème bataillon, avec la compagnie Lorgue, établit la liaison entre la 66ème D.I. et des éléments de la 46ème D.I.. Les Allemandes, qui viennent de faire un bond en arrière de 25 km, se ressaisissent au canal de la Sambre derrière lequel ils organisent la résistance et arrêtent notre poursuite.

Le 58ème Régiment d'Artillerie de Campagne et le 6ème Régiment d'Infanterie de Ligne participèrent également à l'attaque et à la poursuite d'Essigny au canal de la Sambre."

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2 juin 2018 6 02 /06 /juin /2018 16:00

L'autre blog continue à parcourir la presse ancienne.

Ces derniers jours, il a repéré :

une homonymie,

un constat d'adultère. Les policiers ou les gendarmes sont-ils encore requis pour faire de tels constats ?

un fait de grivèlerie et filouterie,

l'enlèvement de l'arbre de la liberté en 1852,

un commerce fermé dans une commune voisine. Sauriez-vous retrouver cette commune ?

les sources taries de la Somme en 1902,

des accidents aux "Quatre-Chemins" en 1909 et 1939.

Et puis, sur ce blog, le bombardement d'Essigny il y a 101 ans.

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26 mai 2018 6 26 /05 /mai /2018 08:00

Dans la revue "La vie aérienne" du 16 octobre 1919, on relate les bombardements effectués par l'escadrille BR. 127.

Parmi ceux-ci celui d'Essigny-le-Petit le 26 mai 1917.

Début avril 1917, les Allemands ont fait évacuer la population française de la commune et le 26 mai suivant, c'est une escadrille française, la BR. 127, qui bombarde la commune.

Il y a 101 ans, Essigny était bombardé
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20 mai 2018 7 20 /05 /mai /2018 18:22

4 articles ont enrichi l'autre blog cette semaine :

1862 : une épidémie de fièvre typhoïde

1888 : deux noyades dans la rigole

1934 : la construction du silo

1935 : la suppression envisagée de lignes régulières de cars

 A venir

 mardi : homonymes

jeudi : un constat d'adultère établi par les gendarmes

samedi : grivèlerie et filouterie

 

 

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13 mai 2018 7 13 /05 /mai /2018 08:00

Sur "l'autre blog" cette semaine, de nombreux vols, l'incendie du moulin et l'inauguration de la mairie.

Ce sont souvent de petits larcins : un peu de blé, des canards, des échalotes,... Peut-être des vols "alimentaires". Mais il y eut aussi un vol violent puisqu'il eut mort d'homme, le blog vous en parlera une autre fois.

Le moulin brûlé : celui d'Essigny. Était-ce celui qui figure au cadastre napoléonien ? Son emplacement sur la carte est à près d'un kilomètre de la gare alors que la presse parle de 400 mètres de la station pour le moulin Caillaux.

L'inauguration de la mairie et de la nouvelle école. Sur un ancien plan d'alignement de la commune, on peut voir l'emplacement de l'ancienne école. Mais point de trace de l'ancienne mairie. Peut-être était-elle déjà sur la place ?

Au cours de la semaine, l'autre blog vous parlera d'une épidémie de fièvre typhoïde (lundi), de deux noyades à quelques semaines d'intervalle (mercredi), d'un accident lors de la construction du silo (vendredi) et de la desserte de la commune par les trains et les cars (dimanche).

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6 mai 2018 7 06 /05 /mai /2018 08:10

"L'autre blog" vous propose une nouvelle série d'articles de presse de jadis.

La BnF (Bibliothèque nationale de France) a mis en ligne un site consacré à la presse ancienne - avant 1945 - qui laisse la part belle à la presse locale et à la vie quotidienne de chacun des villages de France. Du vol d'une route d'échalotes dans un jardin à l'élection du conseil municipal en passant par un accident de chemin de fer, une rixe, un adultère, une inauguration de mairie, une vente de commerce, un ballon qui atterrit, les horaires des cars,.....

 

Où il est question d'ivresse publique, de vélo sans éclairage,.... du moulin brûlé... d'un voleur tué d'un coup de fusil par le volé.... de faillite frauduleuse... de notre beau fleuve, la Somme, à sec, qui déborde,.... de luttes politiques,...

Où on peut découvrir que ses aïeux ont compté dans la vie du village ou voir qu'ils ont été condamné pour le vol d'un lapin ou pour avoir traversé un champ empouillé (pas encore récolté).

De quoi sourire mais aussi de quoi reconstituer la vie du village.

Vous pouvez consulter ce site Retronews gratuitement pendant 15 jours. Au-delà, il faudra payer : 180 euros l'année (offre de lancement  à 90 euros pour la même durée).

Alors cette semaine, vous pourrez lire sur "l'autre blog" :

Le testament de l'anticlérical citoyen Ballet, conseiller municipal d'Essigny

Les horaires des cars de la Compagnie Saint-Quentinoise des Transports Citroën en 1932

L'estaminet "Au Bois de Boulogne" devenu le café-restaurant "Au rendez-vous des Amis"

L'instit, jeté en prison

Tout ça à Essigny-le-Petit bien sûr.

Et la semaine prochaine : une demi-douzaine de voleurs (mardi), l'inauguration de la nouvelle mairie (jeudi), le moulin à vent d'Essigny (samedi).

 

 

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18 février 2018 7 18 /02 /février /2018 09:16

3 articles alimentent l'autre blog cette semaine.

Un OVNI au-dessus de Lesdins

Une vue aérienne d'Essigny des années 50

Les transports Bourquin

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11 février 2018 7 11 /02 /février /2018 09:00

Un courrier affranchi à Essigny en 1887, pris en charge dans un train entre Erquelines et Paris, et 3 photos allemandes de 1941 de la rigole pour cette semaine.

La rigole à la cascade de Croix Fonsomme

La rigole entre Fonsomme et Essigny

La rigole et la Somme à Courcelles avant de passer sous la voie ferrée.

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