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16 janvier 2016 6 16 /01 /janvier /2016 17:38

Ce jour-là, 24 décembre 1943, nous étions tous heureux d'en terminer avec cette manipulation de sacs de patates de 50 kg - sacs en ficelle de papier de l'époque - qui se déchiraient au moindre choc où les liens glissaient, nous râpaient les mains et les ongles.

Vers 15 heures, nous vîmes arriver de Morcourt, se dirigeant vers le nord, un long convoi, plus de 50 wagons paraissant lourdement chargés. Ce convoi manœuvra pour reculer en se scindant en deux pour occuper les deux voies de garage côté gare, au bout des jardins des maisons de la rue du Tour de Ville. Souvent, nous avions été témoins de pareilles manœuvres car, d'Essigny à Bohain, les voies étaient souvent en réparation à cause des sabotages dans cette portion, et le jour de 10 h à 18 h le trafic se faisait à sens unique alterné.

 

La gare entre les deux guerres (Collection jph)

La gare entre les deux guerres (Collection jph)

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Sitôt le train garé, nous eûmes la visite du chauffeur et du mécanicien - nous étions habitués chaque jour à pareille visite - connaissant les lieux, venus voir s'il n'y avait pas de patates à glaner autour des wagons en chargement, because la fragilité des sacs.

Vu "la nombreuse clientèle" cheminote, nous avions établi un code de troc: patates contre charbon du tender aussi rares l'un que l'autre à l'époque pour les utilisateurs. Marché vite conclu.

Au cours de la discussion, ceux-ci nous déclarèrent qu'ils seraient contents quand ils seraient rendus à destination, la gare de Jeumont-Erquelines, car le convoi était entièrement composé de munitions en provenance de l'arsenal de La Fère à destination du front russe : Stettin en Lituanie (1). Ayant dressé l'oreille à cette nouvelle, avec Mimile FALENTIN, nous nous rendîmes constater de visu . En effet, ayant déplombé et ouvert 2 portes de wagon (le convoi n'était pas gardé), nous pûmes constater que ceux-ci étaient remplis jusqu'au toit de caisses d'obus de 75 et 105 rutilants neufs. Aussitôt nous fonçâmes au bureau de la gare, sachant y trouver Marcel MARÉCHAL aperçu peu de temps auparavant. Mis au courant immédiatement (avec les mesures de sécurité adéquates il prévint le patron de venir d'urgence pour des feuilles d'expéditions ?). Peu de temps après, nous vîmes la traction grise du patron (bien connue dans la région) accompagné d'un individu qui, pour moi, n'était pas un inconnu depuis ma planque chez mes parents, je le voyais chaque jour entrer et sortir de chez Eugène CORDELETTE (la maison d'en face).

L'individu, c'était le commandant Guy Bieler (photo CBC News/Canad)

L'individu, c'était le commandant Guy Bieler (photo CBC News/Canad)

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16 janvier 2016 6 16 /01 /janvier /2016 09:00

Pour moi, dès septembre 1943, commence mon activité de résistant. Ouvrier agricole le jour ; résistant la nuit - terroriste comme disaient les "boches". Je fais partie de l'équipe de sabotage de Fresnoy-le-Grand sous les ordres de Fernand COCHET (1) et Marcel MARÉCHAL (sous-chef de gare à Fresnoy-le-Grand et intérimaire à la gare d'Essigny-le-Petit (le titulaire souvent absent pour maladie.). Je participe personnellement à 4 sabotages sur 7 réalisés par le groupe, à des parachutages, au transport du poste émetteur de Mariette,etc...

Après une campagne betteravière mémorable, sous une pluie persistant d'octobre à fin novembre, chargeant à la fourche les remorques qui s'enlisent sans cesse, remorques qui sont livrées au centre de stockage de Courcelles pour l'usine d'Eppeville. Auparavant, en septembre, la ferme Dalongeville, grosse productrice de pommes de terre avec stockage dans tous les bâtiements de la ferme. Sitôt la campagne betteravière terminée, triage des pommes de terre, expédition en gare d'Essigny-le-Petit ; 2 remorques le matin, 2 remorques l'après-midi. La mise en wagons fermés puis plombés se faisait sur une voie dans la cour, face à la gare, près du silo à grains. Les expéditions étaient surtout adressées à des comités d'entreprise de grosses usines de la région parisienne qui crevaient littéralement de faim (les ouvriers) avec leurs tickets insuffisants.

A l'équipe d'expédition, je retrouve mes camarades d'école et ... de l'équipe de sabotage, plus précisément , de l'équipe de protection de celle-ci. Personnellement, je n'ai jamais touché à un rail, ni aux clés à tirefonds et éclisses. Notre boulot consistait à neutraliser les gardes-voies en faction le long des voies et, éventuellement, les patrouilles de G.M.R. (2) circulant à vélo pour s'assurer de la présence de ceux-ci à leurs postes.

Notre armement : chacun un gros colt américain et ... une grenade ; les mitraillettes Sten prévues ne sont jamais arrivées, du moins à temps.

Notre équipe se composait d'Émile FALENTIN, Serge ROUSSEAUX, Roger CALONNE et un Parisien (Roger ?), ouvrier chez Citroën, réfractaire planqué chez M. DALONGEVILLE, à l'ancienne maison de M. BOBOEUF (aujourd'hui -en 1994 - résidence Sainte-Colette, dons aux "Orphelins d'Auteuil" par Madame DALONGEVILLE).

 

Ce jour-là, 24 décembre,...

 

Marcel MARÉCHAL fut fusillé par les Allemands le 8 avril 1944 à Saint-Quentin

Marcel MARÉCHAL fut fusillé par les Allemands le 8 avril 1944 à Saint-Quentin

(1) Raymond BAZIN reviendra sur Fernand COCHET dans une annexe à son récit.

(2) G.M.R. : Groupe Mobile de Réserve : unités paramilitaires créées par le gouvernement de Vichy

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16 janvier 2016 6 16 /01 /janvier /2016 08:00

La neige pourrait tomber dans les jours à venir. Arnaud a donc équipé le micro-tracteur de la sableuse-saleuse.

En espérant ne pas avoir à s'en servir trop souvent

La saleuse fin prête
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15 janvier 2016 5 15 /01 /janvier /2016 09:00

Ça y est ! Déjà le milieu de la période scolaire qui va des vacances du jour de l'an aux vacances de février pour les menus affichés.

Les menus du 18 au 22

Et la feuiile de réservation de février.

Les menus du 18 au 22
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14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 09:00

Après l'exode de mai 1940 en Mayenne avec la famille et les voisins, je me marie en août 1942 à Grugies avec Annette PORREZ connue à l'usine de la Cellulose à Gauchy. En octobre 1942, suis désigné comme travailleur en Allemagne au titre de la relève décrétée par le gouvernement de Vichy (Pétain).

C'est là que commencent ... mes emmerdes ! comme chante Aznavour.

Deviens réfractaire et commence la partie de cache-cache avec les polices de Pétain et allemande. En mars, institution du S.T.O. pour l'Allemagne pour les classes 40-41-42-42-43. N'ayant pas répondu aux convocations pour la signature d'un contrat de travail, je suis arrêté le 14 mars 1943 par la police française, remis aux Allemands et me retrouve en commando disciplinaire : au Strapp-Kommando B-5 à Mulheim-Ruhr près d'Essen. 2 mois "d'Arbeit-schlague", régime jockey plus qu'allégé. Puis je suis transféré en usine et retrouve une vie et une nourriture, surtout, à peu près normales.

Le 31 juillet 1943, grâce à la complicité du docteur LÉONARD - grand résistant - de Saint-Quentin, j'obtins un faux certificat de décès de mon épouse !! et une permission exceptionnelle de 4 jours. Les Boches ne me reverront plus ! sauf en vainqueur en 1945 dans les rangs de la 1ère armée Rhin et Danube.

Rentré chez moi à Gauchy, recherché par la police, je pars me réfugier chez mes parents à Fonsomme. Mis au courant, M. Dalongeville me fournit faux papiers d'identité, certificat de travail et du travail dans sa ferme et me fait entrer au Réseau Musician-Tell du commandant Guy Bieler, logé chez Eugène Cordelette à 20 mètres de chez moi.

Archives de la mairie

Archives de la mairie

Excusez-moi de ce long préambule. J'en viens au but principal de ce courrier.

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14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 08:46

A lire dans l'Aisne nouvelle du jour : le regroupement scolaire avec Croix Fonsomme et Fonsomme menacé.

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13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 09:00

"A la rentrée d'octobre 1927, nous fûmes admis, par accord tacite du maire d'Essigny d'alors, Ernest GILLERON (1), à fréquenter l'école communale. Mon premier maître fut Monsieur GRÉCOURT (je crois qu'il devait avoir un fils (2) de mon âge). Ce ne fut pas avec un grand enthousiasme que débuta ma carrière scolaire. Allergique à l'école, à chaque récréation, j'avais pris l'habitude de m'écarter de l'aire de jeux vers le monument aux Morts, près de la ferme d'André LUX et de prendre la poudre d'escampette pour aller me réfugier dans le giron maternel. Les 300 mètres qui me séparaient de celui-ci devaient être parcourus dans un temps record !

Après plusieurs fugues, André BOURQUIN, alors l'un des "grands" de la classe était chargé de me surveiller et au besoin me récupérer. Celui-ci faisait semblant, m'invitant même à le faire, car, à chaque passage chez nous, ma mère lui offrait une grenadine ou une limonade - grand luxe à l'époque.

C'est André, voici quelques années avant sa mort, au cours d'une de nos réunions communes à l'ANACR, qui me rappela ce souvenir d'enfance.

A la rentrée scolaire de 1928 (3), changement de décor, ou plutôt de maître. M. GRÉCOURT fut remplacé par un jeune instituteur de Bohain : M. VILCOCQ. A la fin de l'année, invoquant la classe trop petite pour le nombre d'élèves d'alors et, habitant Fonsomme, nous dûmes, ma soeur et moi, nous rendre (à pied, évidemment) à l'école communale de Fonsomme. J'ai toujours, depuis, gardé une rancune tenace à ce maître éphémère qui me sépara de mes premiers copains de l'époque : LAVILLE, BOCHEUX et sa sœur, Raymond et Berthe HENAPPES, Nelly BOBOEUF, les frères LECOQ et BOURQUIN, René MATHIAS, Marcel GILLET, FOURNET, GUILMAIN, etc...

Ma sœur eut pour institutrice Mademoiselle AVOT, moi, Monsieur Marcel HYNDERICK - avec lequel je fis toute ma scolarité - maître exemplaire à qui je dois tout.

Grâce à son excellente instruction, en 1935, je passai le concours d'entrée à l'école des Métiers de Saint-Quentin, rue Raspail - promotion 35-38, en sortit en juillet 38 avec les CAP d'ajusteur, tourneur et fraiseur et le diplôme d'études pratiques industrielles avec mention (pas mal à l'époque pour un gosse d'ouvrier agricole qui n'aimait pas l'école)."

 

 

 

L'INSSET jusqu'en 2015 - Collection particulière

L'INSSET jusqu'en 2015 - Collection particulière

(1) "Ernest GILLERON, maire, directeur résidant à la laiterie des Fermiers réunis. membre de la Ligue des Droits de l'Homme a eu la chance de ne pas être inquiété par les polices de Pétain et boche." (annotation de Raymond Bazin)

(2) Edgard GRÉCOURT, auteur d'un opuscule sur l'école d'Essigny : "Tatzie ou ma vie à l'école de notre village"

(3) Les années de scolarité semblent erronées. D'après les archives de la commune, le site de Généalogie Aisne et Edgard GRÉCOURT,

ont exercé à Essigny :

  • de 1925 à 1928 : Monsieur Fernand LEPREUX
  • du 02/01/1929 au 01/07/1932 : Monsieur Amédée GRÉCOURT
  • de 1932 à 1934-35 : Monsieur CLÉMENT
  • de 1934-35 à 1965 : Monsieur Marcel VILCOCQ
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Publié par jphb - dans Les 1000 ans
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13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 08:00

Chaque premier magistrat a accepté la rénovation de la cantine et afin de réduire les frais, les employés communaux des trois villages effectuent eux-mêmes les travaux. Nettoyage, peintures, pose de carrelages,... pour rendre le lieu plus agréable aux enfants.

( C'est en classant quelques (!!!) papiers. Si, si, ça m'arrive surtout quand c'est mon épouse qui s'y colle... que j'ai retrouvé cet article de journal (le Courrier picard) datant du 10 novembre 2009. - jph )

L'école refait sa cantine

Que réserve l'avenir aux écoles de villages ? aux villages eux-mêmes ? Dans les 2 ou 3 ans, à plus long terme ?

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 09:00

En préambule, à son récit sur des faits de résistance essignyacois, Raymond Bazin nous parle de sa jeunesse aux "confins" d'Essigny et Fonsomme. Récit adressé à la fin de l'année 1994 à Monsieur le maire, messieurs les adjoints et conseillers municipaux d'Essigny-le-Petit.

 

"Avant que ne se termine l'année 1994 ; année du cinquantenaire de notre libération de l'occupant nazi, où l'on parle tant de témoignages d'histoire, pour instruire aux jeunes générations ce que fut la guerre 39-45, l'occupation, la résistance, je me permets de vous adresser ce courrier pour porter à votre connaissance un fait de résistance, historique, qui aurait pu, pour la majeure partie des habitants d'Essigny de l'époque, se terminer tragiquement en les rayant du nombre des vivants, à la veille de Noël 1943.

Voici les faits transmis par (presque) un enfant d'Essigny : BAZIN Raymond (1) né le 28 décembre 1921 à Ch't'iot Fonsomme (Petit Fonsomme) accompagné d'une sœur jumelle Simone au café "Au rendez-vous des pêcheurs", tenu par ma mère.

La limite d'Essigny et de Fonsomme se trouvant au bout de la parcelle de jardin. La maison de derrière la nôtre était la propriété du père Bourdon (2) et de sa femme, maraîchers avec leur fils Maurice et trois filles : Louise, Rosa et Marie-Thérèse. A 100 mètres, la première maison d'Essigny était occupé par Mademoiselle Eva Godefroy et Madame veuve Bourdon, avec son fils Abel, un copain de jeux plus tard et sa sœur M... ? (3) un peu plus âgée que nous.

 

La ferme Godefroy - Collection Didier Bazin ou ndré Fréjat

La ferme Godefroy - Collection Didier Bazin ou ndré Fréjat

Ma mère, ex-veuve de guerre(Pinguet) s'était remariée avec Eugène Bazin, chauffeur et garde particulier à la ferme de Courcelles exploitée par Henri Ponthieu et son fils Étienne. Ayant passé commande au père Noël, celui-ci nous livra donc (ma sœur et moi) avec quelques jours de retard, le 28 décembre 1921 (il y avait beaucoup de neige, paraît-il).

Nous fûmes baptisés en l'église d'Essigny en janvier 1922 par le père Doucy, curé de Fonsomme et Essigny."

(à suivre)

Une des fermes de Courcelles - Collection particulière

Une des fermes de Courcelles - Collection particulière

Un peu de généalogie locale :

(1) Raymond BAZIN est le cousin de Jacques BAZIN, ancien patron de Bazin Bâtiments.

(2) Charles BOURDON (4) est né le 25 octobre 1877 à Fonsomme. De son mariage avec Désirée DUBAUX à Fonsomme le 6 février 1902 sont nés 4 enfants : Louise née en 1903, Maurice né en 1908, Marie-Thérèse en 1911 et Rosa le 29 novembre 1912, tous 4 nés à Fonsomme.

Le 29 mai 1935 à Fonsomme, Rosa BOURDON a épousé Rémi BOCKSTAL né à Liedekerke (Belgique) le 10 mars 1913. De ce mariage sont nés 5 enfants dont Michel ancien premier magistrat essignyacois et Jacqueline épouse de notre maire actuel.

(3) M... comme Marguerite BOURDON.

Madame veuve BOURDON était servante chez Mademoiselle GODEFROY, cultivatrice. Marguerite était la fille aînée du couple Fernand BOURDON (4) - Zélie dite Louise MATHIAS..

Marguerite née en 1912 épousa Jan Baptist MALCORPS, belge de naissance. Ils exploitaient la ferme anciennement GODEFROY. Dans les années 1975, ils étaient toujours déclarés comme herbagers et élevaient quelques dizaines de moutons sur une exploitation de 7 hectares environ.

(4) Charles BOURDON et Fernand BOURDON étaient frères.

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11 janvier 2016 1 11 /01 /janvier /2016 09:00

Près de 3000 articles et pages sont en ligne sur le blog (2 984 exactement).

Et parmi eux, plusieurs centaines concernent l'histoire et les histoires d'Essigny. Mais aussi des villages voisins. D'août 2009 à janvier 2016, ils sont éparpillés parmi les autres nouvelles. Ils ont été repris 1 à 1 et ont fait l'objet d'une édition papier remise à Claude Vasset à l'issue de la cérémonie des voeux.

Afin que chacun puisse en profiter et conserver la trace d'" Histoire(s) d'Essigny-le-Petit", c'est le titre donné à cette publication, vous pourrez vous en procurer une version numérique dans quelques semaines en mairie. Cette compilation faite par ordre de parution, vous pourrez la classer par thèmes, par villages, par ordre chronologique,...

Des pages entières d' "Histoire(s) d'Essigny-le-Petit" sont encore à écrire. La Résistance pendant la seconde Guerre mondiale fera l'objet des prochains articles avec notamment des récits de Raymond Bazin de Fonsomme, des articles de presse....

Quand le blog parle du blog

Des parutions à thème pourraient également voir le jour.

Pour une, c'est sûr ! D'ailleurs, elle est quasi achevée.

Le ballon. Celui qui m'a entraîné dans mes recherches sur l'histoire communale.

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