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21 mars 2016 1 21 /03 /mars /2016 09:00

Sa jeunesse

Louis Ernest GILLERON est né à Hermes (Oise) le 2 décembre 1885 d'Arsène GILLERON, 32 ans, laitier, et de Clémence CAUET, 29 ans, ménagère.

Ernest GILLERON, maire et directeur de la laiterie

Il semblerait que la carrière professionnelle d'Ernest GILLERON tourne autour des laiteries.

Tout d'abord, celle de Hermes où son père est laitier.

La laiterie après guerre

La laiterie après guerre

A Bresles-sur-Oise, où ses parents habitaient, où il s'est marié et où son fils est né, existait également une laiterie qui passera dans le giron de la SAFR (Société anonyme des Fermiers réunis comme à Hermes, Essigny,,...).

Le père y était peut être laitier. Ernest exerçait la profession de comptable, peut-être dans cette  laiterie.

Ernest GILLERON, maire et directeur de la laiterie

A l'armée

Sur le registre matricule, il est décrit ainsi :

Cheveux et sourcils : blonds

Yeux : marron

Front : haut

Nez : moyen

Bouche : moyenne

Menton : rond

Visage : ovale

Taille : 1,72 m

Il effectuera son service militaire du 7 octobre 1906 au 25 septembre 1908 au 5ème régiment de dragons puis dans le 54ème régiment d'infanterie.

Il est nommé adjudant de réserve le 24 décembre 0909 et sous-lieutenant à titre provisoire au surlendemain de la mobilisation générale, il est affecté au service des convois automobiles.

Il passe au 94ème régiment d'infanterie en novembre 1915.

Il est déclaré "disparu dans les lignes ennemies au cours d'une reconnaissance aérienne".

Il est cité à l'ordre de l'armée : "officier remarquable d'entrain et d'énergie, a disparu le 6 juillet 1916 dans les lignes ennemies au cours d'une mission de protection." et obtient la Croix de guerre avec palme.

En fait, il a été fait prisonnier ce jour-là au Mesnil-Bruntel (Somme).

Ernest GILLERON, maire et directeur de la laiterie

Il servira dans l'armée de réserve et sera honoré de la Légion d'Honneur pour 31 années de service, 5 campagnes et citation le 24 décembre 1938.

Il est rappelé à l'activité le 23 août 1939 à la 4ème Compagnie Auto transport groupe régional n°2 et y est présent lors du décret de mobilisation générale du 1er septembre 1939.

Il est démobilisé à Châteauroux (Indre) le 30 juillet 1940.

Ernest GILLERON, maire et directeur de la laiterie

Sa vie professionnelle

On retrouve ses différentes adresses sur le registre matricule conservé aux archives départementales de l'Oise.

Le 6 septembre 1920, il déclare habiter à Amiens au 49 rue Galland.

L'année suivante, le 24 octobre, il habite à Montluçon (Allier) au 4, rue Desaix. A cette adresse, subsiste un petit bâtiment industriel (ancienne laiterie ?)

4 mois plus tard,le 28 février 1922, on le retrouve à Landrecies (Nord) au hameau des Étoquies.

On peut imaginer qu'il travaillait à la laiterie qui se situait justement dans ce hameau.

A noter à côté de la laiterie, la fabrique de galalithe (pierre de lait obtenue à partir de la caséine de lait et de formol avec laquelle on fabriquait divers objets : boutons, stylos, bijoux, fume-cigarette,....). Charles Guilmain racontait que la laiterie d'Essigny livrait de la caséine en Thiérache pour fabriquer de la galalithe. Pourquoi ne pas imaginer que c'est à Landrecies que cette livraison s'effectuait ?

Ernest GILLERON, maire et directeur de la laiterie
Ernest GILLERON, maire et directeur de la laiterie

Il déclare habiter Essigny-le-Petit (transcrit Essignies-le-Petit sur le registre matricule) le 31 août 1923. Il restera sans doute dans notre commune jusqu'en 1949 puisqu'il se déclare à Saint-Quentin - rue Condorcet - le 21 octobre de cette année-là.

La laiterie d'Essigny dans les années 1960

La laiterie d'Essigny dans les années 1960

Sources :

État-civil de la commune de Hermes (Archives départementales de l'Oise en ligne)

Registre matricule au recrutement (Archives départementales de l'Oise en ligne)

Presse locale (à la Société académique de Saint-Quentin)

La Voix du Nord du 24 mai 2013

Archives communales d'Essigny-le-Petit

Souvenirs de Charles Guilmain

Collections particulières

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20 mars 2016 7 20 /03 /mars /2016 17:25
Électeurs 263  
Votants 94  
Blancs 5  
Nuls 1  
Exprimés 88  
Julien DIVE 48 54,54%
Sylvie SAILLARD-MEUNIER 40 45,46%

 

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20 mars 2016 7 20 /03 /mars /2016 17:00

Plus de cent votants au second tour ?

100, c'était le nombre atteint dimanche dernier.

Bien que ce soit le 1er jour du printemps aujourd'hui, la météo n'est guère printanière : pas plus de 8 à 9 degrés et un petit vent du nord-nord-est.

Pas de quoi empêcher un citoyen d'accomplir son devoir tout de même.

9 heures : c'est un peu comme la semaine dernière bien qu'il ne gèle pas.

12 h : toujours pas de soleil. La participation est légèrement inférieure à la semaine dernière.

17 h : en retard sur la semaine dernière, pour la centaine, ce n'est pas gagné.

Il manque 6 votants pour la centaine.

  1er tour 2nd tour Participation
à 9 heures 7 9 3,42%
à 10 heures 29 16 6,08%
à 11 h 43 31 11,79%
à 12 h 60 55 20,91%
à 13 h 69 64 24,33%
à 14 h 73 70 26,62%
à 15 h 77 83 31,56%
à 16 h 85 88 33,46%
à 17 h 98 93 35,36%
à 18 h 100 94 35,74%

 

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19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 09:00

Le mandat municipal ne dure que 4 ans et dès 1929, les 5 et 12 mai, se déroulèrent de nouvelles élections.

L'élection du maire eut lieu le 19 mai 1929.

 

Fonctions NOMS & Prénoms Profession
Maire GILLERON Ernest Directeur de la laiterie
Adjoint BOBEUF Georges Cultivateur
Conseiller MARTIN Adrien  
Conseiller LARDIER Lucien  
Conseiller GOGUILLON Émile  
Conseiller MACAIGNE Charles Journalier
Conseiller JOUBE Charles  
Conseiller LEFEVRE Louis  
Conseiller DUTARQUE Joseph Brodeur
Conseiller TURBEAUX Charles Journalier

 

Un journalier est un ouvrier agricole, louant sa force de travail à la journée. Il est susceptible de cultiver en une journée un « journal » de terre, unité de surface variable selon les régions et le relief, mais d’environ un demi-hectare.

Source : Wikipédia

Agriculteurs et commerçants de l'époque

Agriculteurs et commerçants de l'époque

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19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 07:00

Ce samedi 19, les réservations pour la brocante sont prises de 10 h à 12 h en mairie.

Réservations à destination des Essignyacois.

Brocante du 8 mai : réservations
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18 mars 2016 5 18 /03 /mars /2016 09:00
REPAS CANTINE DU 21 AU 25 MARS 2016
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17 mars 2016 4 17 /03 /mars /2016 09:56

Ce jeudi 17, de 18 à 19 h 30, réservations pour la brocante du 8 mai .

Encore aujourd'hui, seuls les Essignyacois peuvent s'inscrire et réserver.

Brocante du 8 mai : réservations
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17 mars 2016 4 17 /03 /mars /2016 09:00

Partout en France, les électeurs sont convoqués les 3 et 10 mai 1925 pour élire leurs conseils municipaux

L'élection du maire a lieu 17 mai 1925.

Amédée CHEVALIER et Léopold BOUCLY sont respectivement élus maire et adjoint "à l'unanimité" : 6 voix sur 6 suffrages exprimés. Avec 4 bulletins blancs à chacun des 2 scrutins, on peut penser que l'unanimité est purement légale et qu'il existe une opposition qui a voté "blanc".

Fonction NOM et Prénom Profession
Maire CHEVALIER Amédée Café - charbons
Adjoint BOUCLY Léopold Briquetier (?)
Conseiller MATHIAS Émile Débitant
Conseiller DUQUENNE Léon Propriétaire
Conseiller GÉNOT Léandre Journalier
Conseiller DELANGE Gustave  
Conseiller GILLERON Ernest Directeur de la laiterie
Conseiller CRIGNON Lucien Manouvrier
Conseiller MACAIGNE Charles Journalier
Conseiller BOBEUF Georges Cultivateur

 

Les Essignyacois en 1926

La population était sensiblement la même qu'en ce moment : 373 habitants.

Les nationalités :

Il y a 24 étrangers : 20 Belges, 2 Italiens et 2 Polonais

Les tranches d'âge :

Nés en 1925-1926 : 6

De 1 à 19 ans : 127

De 20 à 39 ans : 98

De 40 à 59 ans : 104

Plus de 60 ans : 38

En 2016, les plus de 60 ans sont 95 (source : liste électorale 2016)

Les statistiques actuelles de l'INSEE ne sont pas faites sur les mêmes tranches d'âge et rendent les comparaisons difficiles.

Quelques informations locales de la mandature

1926 : Madame Jéhanno domiciliée à Paris, 23 rue des Capucines offre le chemin de croix pour l'église.

1926 : MM. Chevalier et Duquenne offrent la cloche à l'église (transport compris). Cette cloche d'un diamètre de 63 cm et d'un poids de 165 kg valait 3 300 F rendue.

1926 : La date de la fête communale passe du 2ème au 3ème dimanche de septembre. Le 2ème dimanche de septembre, il y avait 15 fêtes patronales dans un rayon de 15 km.

1926 : le cimetière qui jouxtait l'église est transféré à son emplacement actuel.

1926 : Par souci d'économie, l'éclairage communal sera éteint à 20 h 30 et ne sera pas allumé lorsqu'il fait clair de lune.

1927  : en mai, démission de Lucien CRIGNON

1927 : Un ouragan s'abat sur la commune d'Etaves et Bocquiaux en juillet (1 million de dégâts). La commune refuse tout subside, faute de crédits.

 

 

Chevalier et non Chevallier

Chevalier et non Chevallier

La plaque sur l'église a sans doute été apposée dans ces années-là.

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16 mars 2016 3 16 /03 /mars /2016 09:00

Georges BOBEUF a donc démissionné de son poste de maire après le 15 juillet 1922 et avant le 13 août de la même année.

Par contre, il ne démissionne pas de son poste de conseiller municipal.

Le conseil peut donc élire maire et adjoint sans recourir à une élection municipale partielle préalable.

C'est le 13 août que le conseil se réunit pour élire le premier magistrat et son adjoint.

 

Amédée CHEVALIER est élu maire par 6 voix contre 1 à Émile GUILLAUME, 1 à Léon DUQUENNE et une également à Charles HOQUET.

Charles TURBEAUX le seconde comme adjoint. Il est élu par 5 voix contre 3 à Léon DUQUENNE et 1 à Charles HOQUET.

Amédée ou plutôt Louis Maximilien, ce sont les prénoms qui lui sont donnés à la naissance, est né le 5 avril 1881 à Essigny-le-Petit.

Il épouse, le 29 février 1904 à Fonsomme, Victoire BOURQUIN. Il tient un commerce "Café - marchand de charbons".

Les élus de 1922

C'est au cours de ce mandat municipal, le 20 juillet 1924 qu'eut lieu l'inauguration du monument aux morts sous la présidence de Monsieur Mathieu, sous-préfet de Saint-Quentin.

Les frais d'érection se sont élevés à 13 651,40 F.

12 705,40 F proviennent d'une souscription, le reste étant pris sur le budget municipal.

La statue n'a pas encore été dévoilée à la foule. (Collection Gérard Prud'homme)

La statue n'a pas encore été dévoilée à la foule. (Collection Gérard Prud'homme)

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Publié par jphb
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15 mars 2016 2 15 /03 /mars /2016 09:00

L'équipe municipale élue au sortir de la guerre pour siéger jusqu'en 1925 n'aura guère duré plus de 6 mois.

Alfred ROGER, maire, démissionne en mai 1920 ; les conseillers le suivent le 6 juin 1920.

A la demande de Monsieur le sous-préfet, Charles HOQUET, l'adjoint, conserve son mandat de conseiller municipal et gère les affaires courantes de la commune.

Le préfet convoque le corps électoral les 29 août et 5 septembre 1920 afin de pourvoir aux démissions.

Les conseillers choisiront leur édile le 24 suivant.

ai

Fonction NOM et Prénoms Profession
Maire BOBEUF Georges  
Adjoint CHEVALIER Amédée Marchand de charbons
Conseiller municipal HOQUET Charles Cultivateur
Conseiller municipal BOCHEUX François  
Conseiller municipal GOGUILLON Henri Cultivateur
Conseiller municipal TURBEAUX Charles Journalier
Conseiller municipal DUQUENNE Léon Cultivateur
Conseiller municipal MACAIGNE Charles Brodeur
Conseiller municipal GUILLAUME Émile Propriétaire
Conseiller municipal NICOLAS Vital Cultivateur

 

 

 

 

Georges BOBEUF est élu maire à l'unanimité tandis qu'Amédée CHEVALIER était élu adjoint par 9 voix contre une à Charles HOQUET.

Les élus de 1920

Entre les séances des 17 et 28 novembre 1920, soit moins de 3 mois après cette élection municipale, disparaît le nom de Vital NICOLAS et apparaît le nom de MATHIAS. L'élection de Vital NICOLAS a-t-elle été invalidée et a-t-il été remplacé par le candidat suivant dans l'ordre des suffrages ?

Entre le 15 juillet 1922 et le 13 août 1922, Georges BOBEUF quitte son poste de maire.

De nouvelles élections ?

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