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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 09:00

Si Raymond BAZIN nous a apporté un éclairage sur la période de la Résistance à Essigny, il a également témoigné sur l'action des Francs Tireurs Partisans français sur le secteur.(de Morcourt au sud à Bohain au nord) dans le livre d'Alain NICE intitulé "la Guerre des Partisans - Histoire des Francs-Tireurs Partisans français - Histoire de la Résistance ouvrière et populaire du département de l'Aisne".

Le chapitre "Fernand COCHET et le détachement 23 "Gabriel Péri", groupe Jean Catelas (secteur Fresnoy-le-Grand - Fonsommes - Croix-Fonsommes), groupe dont l'histoire est étroitement lié à celle de la mission du Commandant Guy, évoque de nombreux faits de résistance dans les communes voisines et cite des noms de familles toujours présentes dans nos communes : Petit, Dornier, Bazin, Faglin, Monot, Calonne... Sans oublier ceux qui y ont perdu la vie et dont le nom est rappelé par une rue : Falentin, Dalongeville, Marolle,....

Ce livre est édité à compte d'auteur. A sa parution, en 2011, on pouvait passer commande à :

Alain NICE

9 rue de la Tour du Pin

02250 BOSMONT-SUR-SERRE

On peut également trouver ce livre sur la toile, par exemple sur le site internet www.decitre.fr

 

La Guerre des Partisans

Croix-Fonsomme, Étaves-et-Bocquiaux, Fresnoy-le-Grand... où se trouve cette plaque commémorant l'arrestation de Maurice MARÉCHAL, chef de gare intérimaire à la gare d'Essigny-le-Petit ?

Le livre d'Alain Nice qui clôt son article sur ce groupe de F.T.P. par cette photo n'en dit rien.

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20 janvier 2016 3 20 /01 /janvier /2016 13:00

C'est ce que déplore Christian Pierret, le premier magistrat fonsommois dans le quadrihebdomadaire axonais.

"Le curé, c'était hier, l'instituteur, c'est aujourd'hui et le village, c'est pour demain", pourrait-on préciser.

Retrouvez ici les propos recueillis par le journal auprès des 3 édiles et du président du syndicat scolaire.

"Un village, un curé, un instituteur, c'est fini"
"Un village, un curé, un instituteur, c'est fini"
"Un village, un curé, un instituteur, c'est fini"
"Un village, un curé, un instituteur, c'est fini"
"Un village, un curé, un instituteur, c'est fini"

D'autres écoles sont menacées, des communes se regroupent : l'Aisne a "perdu" une douzaine de communes au 1er janvier 2016 dont 7 communes du canton de Braine qui n'en font plus qu'une : Les Septvallons.

Dans la presse du jour, d'autres disparitions : les bistrots.

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20 janvier 2016 3 20 /01 /janvier /2016 11:00
Les voeux dans le regroupement - Essignyle-Petit

Ainsi titrait l'Aisne nouvelle à la une pour rendre compte des vœux municipaux essignyacois

Dans l'Aisne nouvelle

Dans l'Aisne nouvelle

Le Courrier picard mettait aussi l'accent sur l'école.

Dans le Courrier picard

Dans le Courrier picard

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20 janvier 2016 3 20 /01 /janvier /2016 10:00

A Croix-Fonsomme comme à Essigny, la presse a titré sur l'école : garder une école, oui mais une classe avec un professeur, pas sûr.

Les voeux dans le regroupement - Croix-Fonsomme
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20 janvier 2016 3 20 /01 /janvier /2016 09:00

Lors de la cérémonie des vœux, le maire Christian Pierret a dit la détermination de son conseil municipal à défendre le regroupement scolaire. En effet, la menace d’une fermeture de classe plane actuellement.

« Nous ne baissons pas la garde et je tiens à remercier mes collègues de Croix-Fonsomme et Essigny-le-Petit, et le président du syndicat pour leur implication et leur volonté commune de maintenir cet outil pédagogique qui est le syndicat scolaire, même si nous allons devoir nous adapter à des nouvelles directives du préfet et de l’éducation nationale », a déclaré Christian Pierret.

En septembre 2016, il y a aura du mouvement dans l’air. « À la rentrée prochaine, un de nos villages verra le départ de son enseignant pour qu’il puisse aller épauler l’autre, afin que celui-ci ne soit plus seul dans son école, précise le maire. Nous envisageons un autre fonctionnement de notre regroupement mais notre réflexion est dépendante de la décision de l’éducation nationale. »

En parallèle, le premier magistrat a annoncé la liste des projets de l’année, dont la poursuite des travaux d’assainissement dans plusieurs rues, les travaux d’accessibilité de la mairie, l’enfouissement des réseaux électriques et téléphoniques au hameau de Courcelles, et la mise aux normes des toilettes des écoles.

Dans le Courrier picard

Dans le Courrier picard

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19 janvier 2016 2 19 /01 /janvier /2016 10:15

Depuis cette période, chaque fin d'année, je ressasse cet épisode de ma vie de résistant, me félicitant avec l'âge de n'avoir pas eu sur la conscience la mort de nombreux habitants de la commune. Sans doute Dieu en a-t-il tenu compte à l'arrivée au ciel de l'âme du commandant Guy fusillé après un long martyr à Flossenbürg.

Quand je passe par là, me rendant sur la tombe de mes parents à Fonsomme, j'ai toujours regretté que les municipalités d'après guerre n'aient jamais pris l'initiative de baptiser la rue du Tour de Ville rue du Commandant Guy, rues qui existent à Fonsomme, Morcourt, Saint-Quentin.

Peut-être, n'ont-elles pas été mises au courant car à l'époque ces choses devaient rester secrètes.

A l'inauguration de la rue du Commandant Guy à Fonsomme, allusion fut faite, dans l'allocution du responsable régional de la Résistance, au commandant Guy qui, ayant refusé de faire sauter un train de munitions tout près d'ici, a, ce jour-là, sauvé la vie de nombreux Français.

Pour le cinquantenaire, avant de disparaître, j'ai voulu vous communiquer ce témoignage espérant ne pas vous avoir trop importunés par ces longueurs... et réparé un oubli.?!

 

Respectueuses salutations et bon Noël à tous. Bonne année 1995.

 

Raymond BAZIN

 

Raymond Bazin poursuit son courrier en évoquant Fernand Cochet, son chef de groupe pendant la Résistance et un coup de main effectué à Essigny en octobre 1943. Le blog y reviendra dans quelques jours.

 

 

A Fonsomme (photo Arnaud Fontaine)

A Fonsomme (photo Arnaud Fontaine)

Outre les 3 rues qui portent son nom dans l'Aisne, le commandant Guy est honoré au mémorial de Valençay (Indre), au mémorial Juno Beach à Courseulles-sur-Mer (Calvados), dans un parc à Wesmount au Canada, au mémorial de Groesbeek aux Pays-Bas et au mémorial du camp de Flossenbürg.

Sur l’île de Baffin (ou terre de Baffin), à l'extrême nord du Canada, un lac porte son nom. De même, toujours au Canada, une résidence d'anciens combattants à Montréal.

 

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18 janvier 2016 1 18 /01 /janvier /2016 09:00

Je le voyais chaque jour entrer et sortir de chez Eugène CORDELETTE (la maison d'en face). Celui-ci géomètre-arpenteur, chaque année, déployait une grosse activité pour l'arpentage et la pesée géométrique des champs de betteraves de la région et pour cela embauchait du personnel saisonnier.

Dès cet instant, et à la suite des évènements catastrophiques qui allaient se produire, j'appris que cet individu était d'abord notre chef et ... le commandant canadien Gustave BIELER - alias commandant Guy - parachuté par le S.O.E. britannique pour y organiser la résistance en vue du débarquement attendu et proche ? et qu'il avait établi son P.C. chez CORDELETTE et DALONGEVILLE.

Ayant évalué le convoi et son chargement, il déclara, à notre grand désappointement, qu'il était impossible de faire sauter celui-ci sans causer de grosses pertes en vies humaines à la population riveraine, nous promettant que ce convoi allait être suivi par la R.AF. par un message radio d'alerte pour une attaque en rase campagne. Puis il repartit aussi discrètement.

Avec MARÉCHAL, notre déconvenue passée, nous décidâmes de faire "quelque chose" quand même. Aidé de Roger C. et de Serge R, il remplaça  les feuilles de route des cadres grillagés de chaque wagon, destination Biarritz, Marseille, Toulouse au lieu de Stettin. Selon MARÉCHAL, pendant qu'ils vont se balader, de triage en triage, ils ne sont pas près d'arriver. Ne voulant pas rester inactifs, avec Mimile F., ayant repéré dans un local près de la gare des seaux et sacs de sable fin prévus pour la défense passive contte les bombes incendiaires et empruntant une brouette, aidés du chauffeur et du mécanicien - eux aussi résistants - nous bourrâmes de sable le maximum de boîtes d'essieux de wagons. Espérant qu'avec le grippage et l'échauffement de ceux-ci, ils finiraient par cramer ! Vers 17 h 30 min, un coup de téléphone reçu à la gare incitait le convoi à reprendre la route. Reformé en une seule rame, il démarra, salué par une série de coups de sifflet de l'équipage partant avec une bonne réserve de patates, contents du bon tour futur joué aux boches et conscients d'avoir échappés à une catastrophe.

 

 

La ferme de Fervaques

La ferme de Fervaques

Sur ces entrefaites, les tracteurs et remorques pilotés par Marc CALONNE et Fabien COEST repartirent à la ferme de Fervaques sans nous. Ceux-ci n'étant au courant de rien de notre activité clandestine (difficile à réaliser avec le travail en équipe), prétextant que le patron venu nous voir nous avait chargés d'attendre les feuilles d'expédition et du plombage. Nous repartîmes à pied chez nous après avoir mis à l'abri notre copieuse part de charbon stockée dans un petit local près des W.C. de la gare, paraît-il fermé à clé d'après MARÉCHAL. Quand deux jours plus tard, nous vînmes pour récupérer notre butin, le tout avait disparu. Farce ? Vacherie du père Noël ? pour nous rappeler que "bien mal acquis ne profite jamais".

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17 janvier 2016 7 17 /01 /janvier /2016 17:00

C'est seulement quelques jours après les évènements que nous raconte Raymond BAZIN que le commandant Guy et Mariette, son agent de liaison, étaient arrêtés au café du Moulin Brûlé.

Une cérémonie commémorative s'y déroulait il y 3 jours à l'occasion du 72ème anniversaire de cette arrestation.

Vous retrouverez la suite du récit de Raymond BAZIN demain.

Le Commandant Guy Bieler arrêté
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16 janvier 2016 6 16 /01 /janvier /2016 17:38

Ce jour-là, 24 décembre 1943, nous étions tous heureux d'en terminer avec cette manipulation de sacs de patates de 50 kg - sacs en ficelle de papier de l'époque - qui se déchiraient au moindre choc où les liens glissaient, nous râpaient les mains et les ongles.

Vers 15 heures, nous vîmes arriver de Morcourt, se dirigeant vers le nord, un long convoi, plus de 50 wagons paraissant lourdement chargés. Ce convoi manœuvra pour reculer en se scindant en deux pour occuper les deux voies de garage côté gare, au bout des jardins des maisons de la rue du Tour de Ville. Souvent, nous avions été témoins de pareilles manœuvres car, d'Essigny à Bohain, les voies étaient souvent en réparation à cause des sabotages dans cette portion, et le jour de 10 h à 18 h le trafic se faisait à sens unique alterné.

 

La gare entre les deux guerres (Collection jph)

La gare entre les deux guerres (Collection jph)

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Sitôt le train garé, nous eûmes la visite du chauffeur et du mécanicien - nous étions habitués chaque jour à pareille visite - connaissant les lieux, venus voir s'il n'y avait pas de patates à glaner autour des wagons en chargement, because la fragilité des sacs.

Vu "la nombreuse clientèle" cheminote, nous avions établi un code de troc: patates contre charbon du tender aussi rares l'un que l'autre à l'époque pour les utilisateurs. Marché vite conclu.

Au cours de la discussion, ceux-ci nous déclarèrent qu'ils seraient contents quand ils seraient rendus à destination, la gare de Jeumont-Erquelines, car le convoi était entièrement composé de munitions en provenance de l'arsenal de La Fère à destination du front russe : Stettin en Lituanie (1). Ayant dressé l'oreille à cette nouvelle, avec Mimile FALENTIN, nous nous rendîmes constater de visu . En effet, ayant déplombé et ouvert 2 portes de wagon (le convoi n'était pas gardé), nous pûmes constater que ceux-ci étaient remplis jusqu'au toit de caisses d'obus de 75 et 105 rutilants neufs. Aussitôt nous fonçâmes au bureau de la gare, sachant y trouver Marcel MARÉCHAL aperçu peu de temps auparavant. Mis au courant immédiatement (avec les mesures de sécurité adéquates il prévint le patron de venir d'urgence pour des feuilles d'expéditions ?). Peu de temps après, nous vîmes la traction grise du patron (bien connue dans la région) accompagné d'un individu qui, pour moi, n'était pas un inconnu depuis ma planque chez mes parents, je le voyais chaque jour entrer et sortir de chez Eugène CORDELETTE (la maison d'en face).

L'individu, c'était le commandant Guy Bieler (photo CBC News/Canad)

L'individu, c'était le commandant Guy Bieler (photo CBC News/Canad)

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16 janvier 2016 6 16 /01 /janvier /2016 09:00

Pour moi, dès septembre 1943, commence mon activité de résistant. Ouvrier agricole le jour ; résistant la nuit - terroriste comme disaient les "boches". Je fais partie de l'équipe de sabotage de Fresnoy-le-Grand sous les ordres de Fernand COCHET (1) et Marcel MARÉCHAL (sous-chef de gare à Fresnoy-le-Grand et intérimaire à la gare d'Essigny-le-Petit (le titulaire souvent absent pour maladie.). Je participe personnellement à 4 sabotages sur 7 réalisés par le groupe, à des parachutages, au transport du poste émetteur de Mariette,etc...

Après une campagne betteravière mémorable, sous une pluie persistant d'octobre à fin novembre, chargeant à la fourche les remorques qui s'enlisent sans cesse, remorques qui sont livrées au centre de stockage de Courcelles pour l'usine d'Eppeville. Auparavant, en septembre, la ferme Dalongeville, grosse productrice de pommes de terre avec stockage dans tous les bâtiements de la ferme. Sitôt la campagne betteravière terminée, triage des pommes de terre, expédition en gare d'Essigny-le-Petit ; 2 remorques le matin, 2 remorques l'après-midi. La mise en wagons fermés puis plombés se faisait sur une voie dans la cour, face à la gare, près du silo à grains. Les expéditions étaient surtout adressées à des comités d'entreprise de grosses usines de la région parisienne qui crevaient littéralement de faim (les ouvriers) avec leurs tickets insuffisants.

A l'équipe d'expédition, je retrouve mes camarades d'école et ... de l'équipe de sabotage, plus précisément , de l'équipe de protection de celle-ci. Personnellement, je n'ai jamais touché à un rail, ni aux clés à tirefonds et éclisses. Notre boulot consistait à neutraliser les gardes-voies en faction le long des voies et, éventuellement, les patrouilles de G.M.R. (2) circulant à vélo pour s'assurer de la présence de ceux-ci à leurs postes.

Notre armement : chacun un gros colt américain et ... une grenade ; les mitraillettes Sten prévues ne sont jamais arrivées, du moins à temps.

Notre équipe se composait d'Émile FALENTIN, Serge ROUSSEAUX, Roger CALONNE et un Parisien (Roger ?), ouvrier chez Citroën, réfractaire planqué chez M. DALONGEVILLE, à l'ancienne maison de M. BOBOEUF (aujourd'hui -en 1994 - résidence Sainte-Colette, dons aux "Orphelins d'Auteuil" par Madame DALONGEVILLE).

 

Ce jour-là, 24 décembre,...

 

Marcel MARÉCHAL fut fusillé par les Allemands le 8 avril 1944 à Saint-Quentin

Marcel MARÉCHAL fut fusillé par les Allemands le 8 avril 1944 à Saint-Quentin

(1) Raymond BAZIN reviendra sur Fernand COCHET dans une annexe à son récit.

(2) G.M.R. : Groupe Mobile de Réserve : unités paramilitaires créées par le gouvernement de Vichy

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