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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 09:00

A la fin de 14-18, le département de l'Aisne, il faut toujours le rappeler, est le département le plus sinistré, celui où il y a le plus à reconstruire. Le bilan est impressionnant : sur 841 communes que comptait le département en 1914, 37 seulement sont intactes en 1918.

La guerre n'était pas terminée qu'un immense mouvement de solidarité s'était déjà manifesté en France et même au-delà. La ville de Lyon par exemple avait adopté Saint-Quentin et Laon. Ce mouvement s'était accéléré en 1919-1920. Mais il restait encore un certain nombre de communes sinistrées, et non des moindres, comme Chauny ou Château-Thierry, à ne pas bénéficier de l'aide française ou internationale. C'est pourquoi l'Union des Sinistrés avait pris l'initiative de les attribuer à des départements non dévastés. La répartition avait été faite méthodiquement selon deux règles. Le nombre de communes proposé pour chaque département avait été déterminé en fonction de ses ressources, sur la base du centime. Par ailleurs, les communes d'un même arrondissement, a fortiori d'un même canton, avaient été attribuées à un ensemble de départements situés dans la même région française.

561 communes axonaises auraient demandé à être adoptées parmi les 72 départements indemnes.

Extrait

Arrondissement de Saint-Quentin

A adopter par le Cher

Canton de Bohain : 9 communes : Bohain, Brancourt-le-Grand, Croix-Fonsomme, Escaufourt, Fresnoy-le-Grand, Montbrehain, Prémont, Ramicourt, Seboncourt.

A adopter par la Haute-Vienne :

Canton de Saint-Quentin : 9 communes : Fieulaine, Fonsomme, Fontaine-Notre-Dame, Harly, Homblières, Mesnil-Saint-Laurent, Morcourt, Omissy, Remaucourt.

 

Fonsomme et Croix-Fonsomme, communes à adopter

Pour remercier sa marraine, la ville de Saint-Quentin a donné son nom à une rue (rue de Lyon), à une école (Lyon-Jumentier). Un bar porte (ou portait) même son nom : bar de Lyon.

La rue Édouard-Herriot (maire de Lyon de 1905 à 1940 et de 1945 à 1957) longe l'arrière du commissariat de police.

Rien de tel, dans les communes avoisinantes : ni rue de la Creuse, de la Haute-Vienne, ni d'une ville de ces départements.

Les résultats de cette solidarité sont très variables, certaines filleules devant se contenter d'un mandat symbolique.

 

Extraits de "Graines d'Histoire, la mémoire de l'Aisne", n° 3 de l'automne 1998 et n° 8 de l'hiver 1999-2000.

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Publié par jphb
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